‹ Pierre BonnardChapitre 15 sur 48 · PS RER EN · texte numérisé non relu

PS RER EN

à Rene neren* :

res “ PA | me oi FA : ra. LIVRE DEUXIÈME, 6 LIVRE CINQUIÈME. MS + { és. hi —- MT 2 PE E LoEr°ai CRT : ter © sn Te à 4 e Au doux Zéphir, & le priant Ne nous alfocions qu'avecque nos éguus, Ve 7 De les porter à fon amant, LEE Où bien il nous faudra craindre. de vous arrête à celte rime, Le deftin d'un de ces Pots. Dira mon cenfeur à l'inflant : ? se 2 Je ne la tiens pas légitime, , À Ni d'une allez grande vertu.

Remettez, + le mieux, ces deux vers à la fonte, FABLE TL /

Maudit cenfeur, te tairas-tu?

Ne faurois-je achever mon conte!

Le petit Poifjon & le Pécheur.

C'eft un deffein très-dangereux sttr poWlon deviendra grand, Que d'entreprendre de te plaire, h Pourvu que Dieu lui prête vie.

Mais le lâcher en attendant, :

Je tiens pour moi que c'eft folie:

Car de le rattraper il wefl pas trop sertain, Ne Un Carpéau qui n'étoit encore que fretin, Fut pris par un Pécheur au bord d'une sobe.

#8, ; “out fait nombre, dit l'homme en voyant fon batin " / ps. à Voilà commencement de chere & de feflin : FOR EE je À ; Mettons-le en notre gibeciere.

Le pauvre Carpillon Jui diten fa maniere, Faifoit des Rats telle déconf f ; Que ferez-vous de moi? je ne faurois fournir, Que l'on n'en royoit prefque pluseCr tent Au plus qu'une demi-bouchée. Tant ilen avoit mis dedans la fépulture, ns. mu Laifez-moi Carpe devenir : Le peu qu'il en refloit nofant quitter fon = Je ferai par vous repêchée. Ne trouvoit À manger que le quart de fon foû Quelque gros Partifan m'achetera bien cher : Et Rodilard pañloit, chez {a gent miférable, Au lieu qu'il vous en faut chercher Non pour un Chat, mais pour un diable, Peut-être encor cent de ma taille Or, un jour qu'au haut & au loin

Les délicats font malheureux :

Rien ne fauroit les fatisfaire.

si Pour faire un plat : quel plat! croyez-moi, rien qui Le galant alla chercher femme, ts vaîlle, a. Pendant tout le fabbat qu'il fit avec fa dame, LA Rien qui vaille? & bien foit, repartit le Pécheur, Le demeurant des Rats tint Chapitre en un coin, ja

Poiffon, mon bel ami, qui faites le précheur, Vous irez dans la pocle; & vous avez beau dire, Das Dès ce foir on vous fera frire.

Sur la néceflité préfente, # Dès l'abord, leur doyen, perfonne très- -prudente,

Dessins en marge d’un exemplaire des « Fables de la Fontaine ». Vers 1907.

Misia, vers 1909. h-

s’essayant à voler, dans la pièce qu’il doit décorer : « Je suis en train de devenir l’oiseau que je peindrai demain... » C’est la verve familière d’Hokusaï. Mais c’est aussi le sens de la vie et l'amour du naturel de La Fontaine, dont Bonnard a illustré les Fables dans un volume unique, l’art de raconter avec une science cachée lhistoire la plus simple, et la plus difficile. On sent bien dans ces croquis la familiarité que le peintre entretient depuis toujours avec la gent animale : quelle aisance dans ces notations brèves, 86 concises, spirituelles, qui ne sont jamais détachées du texte, mais

l’accompagnent. Le renard, le petit lapin, le singe et le chat jouent dans les marges ou parmi les caractères. L'image est là telle que vient de la suggérer la lecture; il n’y a pas de rupture; le dessin tout accordé au texte demeure allusif et sans insistance. Comme dans « Parallèlement » l'illustration semble naître tout naturellement sous les yeux.

Le « Portrait de Misia », somptueuse évocation sur fond vert d’une jeune femme qui séduisit tous les grands artistes de son temps — qu'ils fussent peintres, musiciens ou écrivains — est aussi un hommage aux peintres du xvine siècle : Boucher, Fragonard, Watteau surtout, que rappellent les gris et les roses de la robe et le profil mélancolique du modèle. De la même époque date le portrait de George Besson, homme de caractère. « J’arrivai un matin de mai dans l’atelier de Bonnard, la cellule d’un couvent désaffecté de la rue de Douai. Il me fit asseoir dans un vieux fauteuil devant une porte jaune. Il se frotta les mains d’un mouvement énergique qui lui est resté et commença mon portrait. Il peignait en fumant la pipe et en croquant des pralines qu’il tirait d’un minuscule sac en papier posé sur un petit poêle rouillé, bas et rond ‘. »

En juin 1909, Bonnard va rejoindre Manguin à Saint-Tropez. La lumière du Midi Penthousiasme. « J’ai eu un coup des Mille et une nuits. La mer, les murs jaunes, les reflets aussi colorés que les lumières... » Il s'empare des couleurs et les fait jouer dans le soleil avec un bonheur qui le révèle à lui-même. Désormais, elles joueront le rôle essentiel dans sa peinture.

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