SCÈNE IIL
INÈS, seule. Je vais donc le revoir! et mon âme attendrie Se remplit d'une vague et douce rêverie. Echappée aux tourmens que ce jour va finir, Des maux que j'ai soufferts j'aime le souvenir. Ainsi , quand le malheur épargne sa victime , Retenus tout à coup sur les bords de l'abîme, Du péril sans effroi nous mesurons l'horreur ; Etle mal qui n'est plu s devient presque unbonheur. Mais quelbruitîMon époux avant peu doitparaître. On vient !