INÈS , DON PÈDRE
INÈS
Quel supplice!
DON PEDRE.
Va, des lois avant tout désarmons l'injustice. Cédons. Nos oppresseurs nous séparent en vain, On m'opprime aujourd'hui, je peux régner demain. Cédons.
INÈS
Un doute affreux obsède ma pensée :
Par notre hymen ta vie est-elle menacée?
Hélas ! le fer sanglant d'une implacable loi ,
Défié par moi seul , ne menace que toi;
J'ai creusé ton cercueil et n'y dois pas descendre.
INÈS
Je respire... tes pleurs couleront sur ma cendre.
DON PÈDRE
Inès , au désespoir pourquoi t'abandonner ? Tu vivras pour l'époux qui doit te couronner. Tu vivras.
INÈS
Je suis mère , et Ton pourra connaître Que du moins ton épouse était digne de l'être. Mais on vient.