ALPHONSE, D. PÈDRE, ALVARE, PACCHÉCO
ALPHONSE
Mon fils, dans ce jour solennel, Un autre espoir sourit à mon cœur paternel. Nous pouvons réunir par des nœuds de famille Le sort du Portugal au sort de la Castille.
don pèdre , à part.
Ciel !
ALPHONSE
Ces peuples rivaux l'un contre l'autre armés , Nont-ils pas trop long-temps, à se perdre animés , Des rivages de l'Ebre aux colonnes d'Hercule , De deuil et de lauriers couvert la péninsule ? Les Maures tant de fois de nos bords exilés , Par nos débats sans cesse y furent rappelés ; Il est temps qu'entre nous une étroite alliance
( 12 ) De l'ennemi commun renverse l'espérance.
Mais du prince espagnol voici l'ambassadeur.