SUR LA MORT D'UNE HAQUENÉE (B
Les trois Parques, à ta naissance, T'avaient octroyé le pouvoir De ne mourir ains cpie (4) de France Le dernier bord tu pusses voir.
Or, pour la fin de tes journées.
Ton dernier voyage restait Sons les fatales Pyrénées, Où l'arrêt de ta mort était,
(1) Bétail.
(2) Frémissante.
(3) BL, Odes retrmichces, t. II, p. 437. On remarquera combien le sujet de cette ode est marotique. Le texte est celui de 1560. L'édition de 1578 y apporte des modifications importantes.
(4) Avant que.
De ta mort qui fière t'accable, Non pas te meurtrissant ainsi Qu'un cheval tout pelé du cable Aux coups de fouet endurci ;
Mais te poussant par une porte, Le pont-levis s'est enfoncé, Avec lequel la mort t'emporte, Te renversant dans le fossé.
Toi morte donc, cpie la Bretaigne, Ta mère, ne se vante pas De liaquenée qui atteigne Ta course, ton amble, ton pas,
Ne moins les sablonneuses plaines De la chaude Afrique, où souvent Les juments (miracle) sont pleines N'ayant mari sinon le vent.