A CASSANDRE
Ma petite colombelle, Ma mignonne toute belle, Mon petit œil, baisez-nioi ; D'une bouche toute pleine De musc, chassez-moi la peine De mon amoureux émoi.
Quand je vous dirai : mignoniu', Ap])roclu'z-vous, qu'on me donne Neuf baisers tout à la fois ]^ounez-nren seulement trois.
Tels (|ue Diane iiuerrièi'c Les donne à Phébus son frère, Et l'Aurore à son vieillard (2) ; Puis reculez votre bouche, l*]t tuen loin, toute faroucbç, Kuyez d'un pied trétillard.
Conime nii taureau |)ar la prée Court a|)rès son amourée.
Ainsi tout chaud de courroux, -le couriai fol après vous.
Et, prise d'une Jiiain forte.
Vous tiendrai de telle sorte Qu'un aigle, un cygne tremblant.
Lors, faisant de la UH)deste, De nie ledonner le ]'este Des baisers ferez semblanL
Mais en vain serez pendante Toute à mon col, attendante (Tenant un peu l'œil baissé) Pardon de m'avoir laissé :
(1) t;]., 11, XVI ; (. Il, 1». IGU.
(2) Tithoii.
-- ODES DIVEHSES DE 1550 == 57
( ar. cil lieu de six, adoiiques (1), .Peu (leinanderai plus ((u'onques (2) Tout le ciel détoiles n'eut, Plus que d'arène (3) poussée Aux bords, quand Teau courroussée Conti-e les rives s'émeut.