SCÈNE IV
Les memes , CATHOS.
CÀTHOS.
Monsieur Thomas
THOMAS
Eli bien I
CATHOS
Voici une lettre qu’un homme tout galonné m’a dit de ne remettre qu’à vous : il attend la réponse.
THOMAS
Donne ( Il décacheté la lettre. ) ( à part. ) C’est de
notre protecteur le surintendant Fouquet : lisons
coeneille , travaillant.
Cette rime de consuls m’arrête Aux consuls
aux consuls
THOMAS , lisant, à part.
« J’ai l’honneur de prévenir M. Thomas Corneille que, connaissant par M. Bois -Robert l’état de gêne où se trouve son frère, j’ai donné l’ordre à mon trésorier de lui compter deux cents pistoles. (L’excellent ami!) M. Corneille 11e peut pas rester plus long-temps éloigné du théâtre. Sa gloire et celle de la France exigent qu’il nous donne un nouveau chef-d’œuvre. Vous m’avez fait savoir qu’il termine une tragédie ; les comédiens du roi , qui l’ont lue avec enthousiasme, viendi ont aujourd’hui ,
i4 PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, par mon ordre , rendre hommage au grand Corneille. Je compte sur la sagesse de M. Thomas pour satisfaire à la fois et son illustre frère et son serviteur dévoué
Fouquet. »
Le généreux ami! on voit bien qu’il n’est pas notre cousin, (à Pierre.) Mon frère , je monte dans ma chambre *, je vais sortir pour une affaire pressée : j’espère que notre embarras va finir. Adieu.
Aux consuls — La rime ne vient pas.