Phffsirac sect., III, iib, l\, Gaput-, II
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Ne demandons pas a notre philosophe plus de clarté sur In nature de ce mystérieux et noble atome de la -métaphysique,
où la Religion lient en lisières la liberté de sa pensée.
Gassendi reste fidèle à la devise de saint Augustin : iv nece$~ sariû uni tau, in dubiù liberlas, in omnibus cwritm.
Dans cette question de la nature de l'âme, comme dans beaucoup d'autres, Gassendi se sépare. d'Epi cure qui n'admettait qu'une âme corporelle, opinion que paraissent avoir partagée de nombreux Lhéologiens. Saint Augustin a dit de Tertulien : « Il a cru que l'ârne était corps, parce qu'il n'a pu la concevoir incorporelle, cl qu'ainsi il craignait que si elle n'était corps, elle ne lut rien ».
Etant donné ses tendances à matérialiser toutes les entités et l'inclination de son esprit \\ se rapprocher \\i i < conceptions de Hobbes, son ami, il semble bien que Gassendi ail dû partager les craintes de Tertulien, et qu'il lui ait fallu \\\\ effort méritoire pour concevoir une substance qui fût quelque chose toul en étant incorporelle.
S'il admel l'intime union de ces deux substances hétérogènes que sont l'âme et le corps, jamais dans aucun de ses écrits, à aucun moment «le sa vie spirituelle, il n'en a conclu que les deux ne l'ont qu'un.
Toute la vie de Gassendi e( plus encore sa mort, le crucifix sur les lèvres, le témoignage non suspect d'une constante piélé protestent contre l'imputation d'athéisme. Il croit au Dieu qu'adorait sa mère? vers qui s'envolaient ses prières à enfant, Ce n'est pas l'existence de Dieu qu'il discute contre Desçârtes, mais l'inconsistance des preuves de celte existence telles qu'elles sont présenlées par l'auteur des Méditations, et qui peuvent plutôt conduire au doute les esprits les plus solides.
Il rejette la preuve par l'idée île l'infini, dont il dit qu'il est impossible de rien conclure ; « Celui qui dit une chose infinie donne à une chose qu'il ne comprend pas un nom qu'il n'entend pas davantage' ». L'idée de Dieu n'est qu'une extension de toutes les perfections que nous avons remarquées chez les