‹ Pierre Gassendi, prévôt de l’Église de DigneChapitre 22 sur 55 · LA MONTAGNE DU COUSSON - LA MORT DE PËYRESC · texte numérisé non relu

LA MONTAGNE DU COUSSON - LA MORT DE PËYRESC

L'ŒUVRE HISTORIQUE DE r.ASSENDI - L'APOLOGIE DE PYTHÉAS

Aux environs de La Javie, plus haut, dans la montagne, le petit village de Tanaron, aux pieds d'une masse de rochers, par son altitude et par son isolement est propice aux raédi-

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talions du philosophe» comme aux observations de l'astronome. Rien, sinon le souffle du vent, les jours d'orage, n'y double le silence de la nature.

Tanaron dépendait du domaine do l'évêché. Ces! la qu'Antoine de Bologne, l'évêque qui avait prédit à l'enfant prodige de Ghamptereier debrillantes destinées, accablé d'infirmités ei de soucis-, vin! chercher le repos, el qu'il mourut en 1615. Ces! là «pie Gassendi passa les derniers mois de l'année !<»">; qu'il lit de nouvelles observations, et qu'il en envoya le récit h Schickard dans une lettre assez longue pour qu'il l'ait luimême appelée un volume.

Gassendi aimait les altitudes, d'où il contemplait l'œuvre de Dieu ; de loin, je l'y ni suivi. Quo non fmcendam y pour y rencontrer mon philosophe préféré?Àvan! de gravir les degrés de la Sorbonne, j'ai fait, il y a quelques années, à 892 mètres au-dessus de Digue et 1551 au-dessus du niveau de la mer, l'ascension rie la Montagne du Cousson dont le docteur Hon norat a écrit l'intéressante monographie.

Après avoir cueilli quelques-unes de ces [leurs alpestres « qui ne peuvent abandonner nos montagnes pour se plier à la civilisation 1 », el admiré les papillons qui, par l'éclat el la variété de leurs couleurs, semblent l'aire partie de la flore delà région dignoise, où les entomologistes anglais et allemands viennent chaque année chasser ces merveilleux lépidoptères, j'eus la curiosité d'y chercher et je crois y avoir reconnu, après cinq heures de marche, au delà de la maison forestière, la place où Gassendi, le ^8 août 1055, observa une éclipse totale de lune, el j'ai compris la difficulté qu'il dit avoir éprouvée à y luire transporter ses instruments d'optique. C'est le plateau qui termine la montagne, près de la Chapelle Saint-Michel, parmi les vestiges d'antiques tombeaux.

Le vent, les nuages, les éclairs, le tonnerre, une pluie abondante retardèrent ses observations, Ce ne fut qu'à deux heures du malin qu'il put se servir de son télescope et voir la lune à

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