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son point d'incidence, c'est-à-dire au moment où l'ombre eu recouvrait la moitié 1 . (I en fit part, comme de coutume, à son ami Peyresc qui, depuis qu'il avait quitté Aix, était sou principal correspondant. A ses observations personnelles, il avait joint toutes celles qu'il avait pu recueillir sur celte même éclipse en France et à l'étranger.
Deux ans plus tard, à l'âge de cinquanle-six ans. le 14 juin 1637, Nicolas-Claude Fabry de Peyresc mourul dans cette ville d'Aii ou Gassendi l'ayant rejoint, durant sa dernière maladie, lui donna les soins les plus affectueux et recueillit ses derniers soupirs.
C'était le protecteur des savants, leur ami, leur collaborateur, leur Mécène; il fut pleuré par tous ceux qui aimaienl les sciences et les lettres. Balzac écrivait à Luillier : « Toutes les vertus des temps héroïques s étaient retirées en celte belle âme ». Bayle l'appelait « le Procureur général de la littérature », n'ayant trouvé d'épithète plus laudative.
La perte de Peyresc fut douloureusement ressentie par Gassendi qui lui était attaché par les liens d'une fidèle amitié, d'une estime mutuelle et d'une précieuse collaboration scientifique depuis son premier séjour à Aix. Gassendi ne manquait jamais de faire connaître ses observations astronomiques à son illustre ami qui partageait ses goûts pour ces études'. Ils avaient pris ensemble l'élévation du pôle de Marseille. Peyresc ne l'oublia pas dans son testament ; il lui léguail cent volumes à choisir dans sa bibliothèque, tous ses instruments de mathématiques et le portrait de leur ami commun Wcndelinus. La Poterie raconte que le baron de Rians, héritier de Peyresc, s'acquitta fort mal de ce legs.
Gassendi a écrit la vie de Peyresc; nul mieux que lui ne
pouvait réussir dans la composition de cet ouvrage, car nul
mieux que .lui n'avait connu les mérites, les éludes, les mœurs
et les nobles pensées de son ami.
Godeau, l'évêque de Grasse etde Vence, le familier de l'hôtel