Notice sur l'Église de Digne
-1. GisSEKDi. Phytkx. Scclio'll. Liber IV. Gafût IV. De eettpiibus Solis «c Lu,,,:
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Rambouillet, ayant reçu la Vie de Peyresc, écrivait à Gassendi : Vous avez si bien peint M. de Peyresc qu'il me semble que je le vois, que je l'entends, lorsque je lis sa vie. Il méritait certainement qu'on fit passer son nom à la postérité, et il est heureux d'avoir eu Gassendi pour historien. Tout ce qu'il avait ramassé avec tant de soins et de peines, pierres précieus portraits, médailles antiques, livres, manuscrits, il pouvait le perdre, le dissiper par le malheur des temps, ou autrement ; mais en rendant un compte exact de toutes ces choses à la postérité, vous les avez conservées. Rien n'est plus admirahle que la candeur qui régne dans voire narration, que votre profonde et exquise érudition, que vos excellentes et savanteconjectures sur les choses les plus cachées, et, pour tout dire en un mot, cet ouvrage est 1res digne de Peyresc, de Gassendi, d'un meilleur siècle que le notre, et ne doit jamais périr de la mémoire des hommes* Vous savez, mon cher Gassendi, que je ne suis rien moins qu'un adulateur ; aussi ne dis-je précisément que ce que je pense. »
Encouragé par le succès de cette biographie et par les sollicitations de ses amis, Gassendi écrivit plus lard celles de Tycho Brahé, c< Nobilis Dani, astronomoruni coriphei, » de Copernic « canonici Tornensis aslronomi illustris, » de Peurbach, astronome célèbre, de ftegiomonlanus (curieuse latinisation du nom de Montréal), astronome non moins célèbre. ^ Ces biographies et celle d'Épieurc, l'importante Notice de l'église de Digne cl quelques recherches d'érudition sur la Provence romaine forment la partie historique de l'œuvre 4e Gassendi. Honoré Bouche, prêtre aixois, qui travaillait a son Histoire de la Provence, le consulta sur plusieurs difficultés et profita de ses avis.
N'oublions pas que Gassendi écrivit aussi la défense de Pytbéas, méconnu par Polybe et par Strabon. Le P. Mène en parle eu ces termes dans son Éloije de Gassendi : « () Mai- -cille ! avec quelle joie le vis-tu prendre la défense de Pvthéas, le plus illustre de tes grands hommes, vérifier et confirmer les observations géographiques de ce voyageur philosophe, qui
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par ses découvertes ouvrit à Ion commerce un passage vers les climats glacés du pôle arctique, ei assurer pour toujours à ce héros l'honneur de sa conquête » Pythéas avait découvert l'île de Tliults c'est-à-dire L'Islande '.