‹ Pierre Gassendi, prévôt de l’Église de DigneChapitre 26 sur 55 · LE PRIEURÉ !>E ROT MOULES — GASSENDI ET LE FÉMINISME · texte numérisé non relu

LE PRIEURÉ !>E ROT MOULES — GASSENDI ET LE FÉMINISME

Dans l'ancien diocèse de liiez, près de celte ville, sur la roule de Digne, parmi lès chênes verts et les oliviers, nous rencontrons le riant village de Houmoules, autrefois doté, — je dirais mieux : autrefois grevé d'un prieure, avec une dime de quelque importance, si j'en puis juger d'après les compétitions dont il fut l'objet.

Ce prieuré étant devenu vacant, le prince de Conti, que La Poterie mentionna parmi les protecteurs de Gassendi, en disposa en sa faveur. Mais notre philosophe était malchanceux; toutes les faveurs dont il fut l'objet lui furent disputées ; celleci lai fut enlevée par un compétiteur.

À l'occasion de cet échec, il écrivit mu comte d' A lais : « J'adore la. bonté du Seigneur ; je ne le prie pas tant de me donner des richesses, que de la droiture : nous aurons toujours assez de hiens si nous craignons Je Seigneur; je me soumets à sa volonté : dans une fortune médiocre, il m'a donné un esprit qui se contente de peu ; je ne le prie pas tant de me conserver la vie, de me donner des richesses, que de me donner un esprit égal; je crois que pour être riche, il ne faut point augmenter ses hiens, mais retrancher de sa cupidité. <>

De son coté le comte d'Alais lui écrivait : « J'admire votre constance et votre tranquillité ; vous me racontez votre affaire comme si c'était celle d'autrui. Il convient à la raison qu'un homme qui a un si grand génie ne soit pas ébranlé. Quoi

Page 1