‹ Pierre Gassendi, prévôt de l’Église de DigneChapitre 37 sur 55 · I. Tallevrand · texte numérisé non relu

I. Tallevrand

Les notaires Bergeon et Brùneau, dans l'inventaire qu'ils y dressèrent après la morl «le Gassendi, s'expriment ainsi : « En laquelle maison il serait arrivé le neuvième joui* de may 1655, et y serait demeuré jusqu'au jour de son décès, fors seulement un voyage qu'il aurait fait au mois d'août 1054, avec ledit sieur de Monimor en sa terre du Mesnil 1 ».

I; arrivée de Gassendi chez le comte de Monimor causa une grande joie aux savants, aux lumi^ de mérite et de qualité qui fréquentaient cette demeure hospitalière 1 , et qui, pendant sa longue absence, le sachant malade, avaient perdu l'espoir de le revoir.

Gassendi lui-même se considérait comme un homme ressuscité. Toujours épris des périphrases mythologiques, il écrivait a Wendelinus : c< Me voici revenu, non de TAchéron, mais des portes de la mort; je suis bien rétabli d'une longue et dangereuse maladie qui m'a retenu plusieurs années en Provence ». Cependant, sur l'avis des médecins, il dut s'abstenir de professer son cours au Collège Royal.

Il se plut à rendre visite à ceux de ses amis que la mort avait épargnés el reprit son commerce épistolaire avec de nombreux savants qui s'honoraient de son amitié*

G'esl durant son séjour chez Montmor, et sur la prière de cet ami à qui il la dédia, que Gassendi publia la Vie de TydiO-Brahé, précédée d'une très curieuse histoire de l'astronomie, avec l'exposé de tout ce que doit la science aux babyloniens, aux Égyptiens, aux Grecs, aux Romains, aux

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