Dossier de Grenelle
2. U Académie pour la recherche des causes naturelles, que Chapelain appelle V Académie Monimor ienne, se réunissait une l'ois par semaine chez M. de Montmor, son fondateur. Elle ouvrit la voie à V Académie des sciences, fondée en 1060. On lit dans une lettre de Chapelain ;i lleinsius, citée par Tamizey de Larroque : -' M. Huygens vous a dit vray de ces digladations entre les philosophes et les mathématiciens de l'Académie Montmorieime. et pleust à Dieu qu'il y eust eu moins de chaleur! M. Uescarles par son système eu a esté le sujet, ee qui vous fait connoistre que votre Hollande n'est pas la seule partie du monde qui soit agitée par cette nouveauté, et qu'il a esté dit avec beaucoup de vérité qu'il n'y aurait jamais de proposition si biznrre et si peu vraisemblable qui ne trouve ses sectateurs et ses partisans ».
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© Diane-les-Bains - Fonds Gassendi
Marseillais, aux Arabes el à tous ceux qui uni procédé Tycho- Rrahé dans l'élude de l'astronomie.
Gassendi s'entretenait souvent du ses ouvrages avec Montmor; souvent aussi, il tenait compte de ses avis; c'èsl ainsi que dans l'édition posthume de -os Opem Omnia, on rencontre des retranchements et des additions à ses précédentes publications, notamment dans ses Remarques critiques sur le Dixième Livre de Diogène Ldërce, qui traite de la vie, des mœurs et des écrits d'Épicwe,
Parmi les amis de Gassendi qui fréquentaient l'hôtel de Montmor, il font citer Chapelain, victime de Boileau, qui rachetait par une solide érudition, l'erreur de s'être cru un au Ire Virgile.
Une lettre de Chapelain, adressée le 28 août 1671 au médecin Régnier Gruff, nous lait connaître les tristes années de privations et d'angoisses où s'éteignit la vie du comte de Montmor, dans cette maison où Gassendi avait connu le repos d'une vie facile et les libéralités d'un bote généreux :
« ... Votre présent s'est voulu faire sous une mauvaise étoile, faute d'estre informé du mauvais estât ou ses malheurs l'ont réduit, car vous saurez que le Doyen des Maistres de> Requestes et riche de 100 000 livres de 'rente, sa maison el ses affaires se sont, depuis deux ans, trouvées renversées par la mauvaise conduite de son fils aisné qui lui a consommé le plus beau de son bien et qui est dans le dernier désordre, en telle sorte que le père a été contraint de vendre sa charge et a eu une si grande commotion de cerveau qu'il est tombé comme en démence ou au moins en un désespoir à vouloir mourir et à avoir esté des huit jours entiers à ne souffrir que par force de prendre quelques bouillons pour conserver sa vie et avoir besoin que rArchevèque de Paris 1 le vînt adjurer, de la pari de Dieu, de se laisser traiter et gouverner par les médecins et par ses proches. Il y a un an qu'il est dans cet estât d'abattement d'esprit et de cœur, ne vivant que de lait et ne s,> meslant d'aucune manière de ses intérêts domestiques, non