‹ Pierre Julien, sculpteurChapitre 13 sur 66 · CHAPITRE SICCOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SICCOND

trouvait aussi dans Tatelier en janvier 1805, et a dû disparaître à la vente du 19 mars de la même année (1). La Tête de femme n'est point portée sur l'inventaire ; de son vivant, Julien dut la céder à quelque amateur. D'ailleurs, au Salon suivant, nous voyons un sujet à peu près semblable commandé à l'artiste par M. de Vandreuil (2).

A la séance de l'Académie du 28 avril 1781 (3), Julien fait demander YAtalante pour en exécuter une copie en marbre et la fait transporter dans son atelier du Louvre (4). Il est très vraisemblable que cette statue ait été exécutée pour le baron de Juys. Actuellement elle est la propriété de M. Vincent de Saint- Bonnet (5), et porte gravée, sur le tronc d'arbre, la signature Julien sculpteur.

Rien de charmant comme la pose presque aérienne de cette jeune fille disputant à ses rivaux le prix de la course. Le pied qui la supporte semble à peine effleurer le sol ; la pose de son corps penché en avant, ses deux bras étendus vers le but qu'elle semble déjà toucher sont aussi gracieux que naturels (6).

(1) Catalogue de vente : Julien statuaire, 19 n^ars 1805. Vente de son atelier, marbres^ plâtres, terres cuites, tableaux pastels, dessins, estampes, F.-L. Regnault, expert.

(2 A la vente de M"» C. Lelong (1145 mai 1903), a figuré, sous le numéro 704, un buste en biscuit, grandeur nature, de Jeune femme, la tête couverte d'une draperie retombant sur les épaules et retenue par des couronnes et des guirlandes de feuilles. Fin du xvni* siècle, hauteur, 0,62 centimètres. -- Ce biscuit ne serait-il pas une reproduction de l'œuvre originale de Julien, Tête de femme voilée f

(3) « Aujourd'hui samedy 28 avril. . . le secrétaire a demandé à la compagnie, au nom de M. Julien, sculpteur académicien, la permission de faire transporter dans son atelier au Louvre la figure de TAtalante antique pour l'exécuter en marbre. L'Académie croyant ne pouvoir refuser une pareille demande à l'un de ses membres, le lui a octroie, avec la condition d'en donner son récépissé à M. le trésorier et de la remettre après son travail en bon état dans les salles de l'Académie. »

(4) L'almanach royal nous donne pour Julien d'abord trois domiciles : rue Neuvede-Richelieu, place de la Sorbonne et cours du Louvre. A partir de 1784 son unique adresse est cours du Louvre. Nous verrons, plus tard, ses démarches pour obtenir le premier logement libre au Louvre.

(5) Au chftteau de Saint-Bonnet-les-Oules (Loire). M. Octave Vincent, avocat, décédé le 19 septembre 1862, avait plaidé pour iM"<de La Balmondière, et avait acquis de cette dernière la statue en marbre. A la Révolution, M. de la Balmondière avait acheté l'hôtel du baron de Juys. Ce marbre est très bien conservé. Seul Tavant-bras gauche, brisé en deux endroits, a été réparé par M. de Ruolz et les doigts par l'un des meilleurs ouvriers de Fabisch.

(6) Voir Les châteaux historiques du Forez, par Aug. Broutin, 1883. Chevalier, Saint-Étiennc.

L'Atalantb, copib par Julien (Saint-Bonnet-le*-Oules).

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