CHAPITRE SEPTIÈME
que j'attendois le retour de M. Vergesac a paris qui-, ^vant son départ d'ici me dit qu'il ne serait pas plus d'un moi a y revenir, j'oublie sûrement a vous dire bien de chose puisque vous voulez bien m'écouter; tout m*échape de la mémoire.
, S'est bien moi qui doit vous prier de m'escuser sur mon barbouillage, qui n'a ni pied ni tète et qui mériteroit d'être transcrit, pour peut étre^ ne pas le mieu faire, j'ai pour toute ressource, recour a votre indulgence.
ma sœur ne manquera sûrement pas de vous faire part du mot que je lui ai écrit.
j'oublie de vous dire que M. Dejoux me charge de vous dire mille chose de sa part, il vous aime bien et il vous aime davantage depuis qu'il a entendu la lecture de votre dernière étant présant lorsque je la reçus.
C'est bien singulier que mes parens de la maison natale, reclament auprès de moi pendant que feu mon père qui ayoit 8 a 9 persones a sa charge, vivait asses aisément du produit de son petit bien, desquel ma sœur et moi, n'avons pas touché un liard, et ceux qui l'habitent aujourd'huit ne peuvent pas vivre n'étant que trois, cela suspasse mon imagination, au surplus, je ne sai que faire, ma sœur vaira ce qu'elle pourra leur donner sur les 50 écus que je la prie d'avancer encore pour moi, ce qui complaitera la somme de quatre cens cinquente livres qu'elle aura donné, si elle peut le faire sans se gêner comme je lui dis.
Le l®*" août 1802 Julien envoie un billet confidentiel à M. Armand. Sa sœur elle-même le pousse à mettre ordre à ses affaires en faveur de ses parents de Vais. 11 n'est point de cet avis. Ces iraportunités de sa famille l'obsèdent.
Paris, le 13 thermidor an X.
Monsieur et digne ami,
permetez que je vous face, une confidence que j'ai sur le cœur et que je ne puis faire a ma sœur crainte que sa aille aux oreilles de ceux qui soj^t auprès d'elle, ma précédente a celle ci, dans laquelle j'insserrai une lettre pour vous en réponse, a celle que vous avez eu la bonté de m'écrire m annonçant la mort de mon neveu, laquelle ne vous a pas été remise je ne sais par quelle raison. Mais qu'elle vous donnera d'après ce que je lui recomment de faire, je lui marquois en me paignant de l'indiscrétion de mes parants qui me croient ici un milord, jusque lui dije, a me faire écrire d'arranger mes affaires
en faveur de ceux qui sont a vais, et elle me dit toujours, ma sœur qui parle, qu'elle ignore ceux qui ont eu la trocité de me faire écrire ainsi, que ca n'est sûrement pas ceux de nos parens qui sont près d'elle, pendant que je sais le contraire, je vous croire qu'elle n'en sait rien.
En conséquence de ce, je vous prie de lui dire en secret, que ce sont ceux qui Tentourent.
pardont si je vous écrit sur une demi feuille, vous devinerez la raison.
ma précédente mévite de nous dire ce qu'elle contient, il ne me reste plus qu'a vous présenter mes respects a vos dames et mes complimens a messieurs vos flls. Vous obligerez bien sincèrement votre reconnaissant et concitoyen.
Julien
Julien, sur le point de se marier, « ne serait-ce que par les principes d'éducation et de moralité », comme il le dit lui-même, envoie un mot à M. Armand pour lui demander son « acte baptistère », lui recommandant bien de ne mettre à son nom qu'une seule lettre L.
Paris, ce 24 fructidor an X (11 septembre 1801). Monsieur et digne ami,
je viens soliciter encore votre bon cœur a rendre service qui, est de me faire expédier mon acte Batistere qui me sera d'un grand secour pour toucher mon peu de rente viagère qui me sont restées sur l'état, je ne puis trouver ceux que ma sœur m'a fait passer dans le tems de ces plassements qui etoient bien avont la Révolution. Comme tout a changé d'ordre, il faut main tenant que cet acte ne soit pas fait par la maiu des prêtres, vous voudrez bien s'il vous plait faire en sorte que les noms et prénoms de feu mon père et mère soient bien exacts ainsi que les mins de même, que le jour et l'année de ma naissance. Ma sœur m'en fit passer un fait ou se trouva deux elles au lieu d'une il fallut en faire venir un autre.
Je pense que ma sœur vous aura entièrement satisfait des avances que vous avez faites pour secourir le pauvre défunt, si cela n'est, faites le moi savoir, je vous les fairai parvenir de suite.
Je voulais faire venir le petit neveu Julien auprès do moi, mais ne le puis encore. Comme il est jeune pour venir a paris j'attendroi deux ou 3 ans, afin qu'il soit en mémo de se tirer d'affaire. Si je venois a lui manquer ce que je dois craindre a mon âge, je voudrois