‹ Pierre Julien, sculpteurChapitre 48 sur 66 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

qu'il sache un peu sa langue, par principe, je fournirai, pour cela^ trois a quatre cens frans tout les ans s'il a quelques intelligences, je ne voudrais pas que sa mère connut la somme que je pourrai donner que peu a peu, le courier ne me donne que le tems de me dire être le plus auprès de vous Julien je prie vos dames de recevoir lassurence de mon respect.

A cette époque avancée de son existence, Julien renonce à la vie de vieux célibataire, et par contrat de mariage du premier jour complémentaire an X (18 septembre 1802), dame Jeanne- Etienette Etevenet, veuve Dutrou, va devenir son épouse, comme l'acte en fait mention : « Lesquels dans la vue du mariage qu'ils se proposent de contracter ensemble et dont la prononciation sera incessament faite conformément à la loi,... en présence de leurs parens et amis ci-après nommés, savoir; du côté du futur époux, Barthélémy Biaise statuaire, dames Leroux, Leneveux, Dugas ; du côté de la future, Mathieu Crucy, architecte, Jules César Denis van Loo et dame Thérèse Manajoli son épouse, amis communs des futurs, et dame Marie Jeanne Pélissier épouse de Claude Dejoux statuaire et membre de l'Institut national, amie commune des futurs,... Fait à Paris en la demeure des citoyens et dame Labour sise rue Saint-Honoré, n» 170, division des gardes françaises... »

Le mariage célébré, les nouveaux époux habitent le logement du Palais des Arts. Grâce à V Inventaire après décès, nous pouvons nous faire une idée de cet intérieur. Nous négligeons de parler du mobilier, pour ne nous occuper que du côté décoration : tableaux, statues, gravures.

Dix-huit tableaux, gouacheset gravures ornent l'anti-chambre, sept sont placés sous verre, on y remarque surtout une peinture à l'huile, une Tête de Saint-Pierre, et une gravure la Vue du Pont-Neuf.

La salle à manger est ornée de cinq paysages ou sujets allégoriques avec cadres en bois peint, d'un plâtre de V Apollon du Belvédère sur socle en bois : il s'y trouve aussi des portraits de famille, un buste en terre cuite sur pied en marbre, et deux portraits peints sur toile avec cadres en bois doré et sculpté.

Dans la chambre à coucher les murs sont décorés de sept tableaux, on y remarque principalement un Paysage de Vanloo

il y a aussi douze esquisses ou dessins dans des cadres dorés (ce sont probablement des cadeaux de ses amis), une grande gravure de Moreau, le Sacre de Louis XVIy et sept portraits gravés de peintres ou de sculpteurs. Il y a aussi des portraits de famille, cinq peintures ou sculptures.

Comme bibliothèque Julien possède les Mémoires de l'Institut, plus- de 20 volumes et des livraisons, 45 volumes de là Vie des Peintres ou du Grand Dictionnaire historique, trois volumes sur l'Astronomie, un volume des Méta^norphoses d'Ovide, un volume sur la Colonne Trajane, un portefeuille de dessin et d'estampes. Une partie de ces ouvrages se trouvait dans ses ateliers du Louvre à son décès.

Julien nefaitpart de son mariage à son ami que lell janvier 1803.

Paris, le 26 nivôse an X de la République.

Monsieur et cher ami,

plus je lis et relis vos charmantes lettres et plus je me vois incapable d'y repondre, ce qui fait que je remes de jour en jour au lendemain ce que je devrois faire le jour même.

Vous me parlez sansésse de mes parents et vous ne me dites rien de votre aimable famille, pas même de votre santé ni de celle de madame votre respectacle épouse de qui tous ceux qui ont Thonneur de la connaître m'en font le plus grand reci, mais j'aimerois infiniment mieux, l'apprendre de vous-même, sans doute que mademoiselle votre ainée est mariée a en jugée par les demandes à vous faites pour la posséder il y a environ un an et demi. Ce n'est sûrement pas la curiosité qui me fait vous le demander, c'est seulement rintérét que je prends a tout ce qui vous touche de près.

Oui, cher ami, je me suis marié a lage de 71 ans, ce qui faira dire que je commence par ou les autres finissent je n'ai jusqu'à présent pas lieu de m'en repentir, dieu veuille que cela continue ainsi que je l'espeire suivant les apparences, ne seraice que par les principes d'éducation et de moralHé, je puis n'enflater. M. Dessoliac fils la vue une fois chez moi, il y eut l'été dernier deux ans accomply. Comme cet honnête M. possède one peut pas en douter, les calites mensionnéesci dessus, il poura en parler pertinament. je me doutai bien que ma sœur et mes autres parents ne verraient pas cela d'un bon œil, mais la vie d'un vieu garçon est trop incipide pour que malgré ma volonté a ne vouloir faire de la peine a ma sœur, mes besoins le requeroient d'un jeur a l'autre et j'ai fini a en faire le pas ;

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