CHAPITRE SEPTIÈME
et comme vous me dites fort bien que ce n'est pas Télant de lamour qui m'y a exite, a ne pas en douter, s'est rattachement d'amitié qu'elle m'a témoigné lors de mon accident qui pendant lequel elle n'a discontinuer de venir journalement me faire compagnie jusqu'à 10 heures du soir, pendant 2 mois et demi au moins.
je viens maintenant au petit neveu Julien qui pour lequel mon intention est de le faire aller auprès de ma sœur a vais ; l'on m'a dit que ce vilage possedoit un père ex cordelier, qui y enseigne la jeunesse a lire, écrire, calculer et le latin, cet enfantfspatrié de ses camarade, pourra mieu profiter et employer son tems que dans l'endroit natal et se degrosir au point a pouvoir entreprendre un état ou métier suivent son goust et ses dispositions, et peut-être un jour pouvoir être utile a sa sœur, s'est ce que je souhaite.
£h la cher ami, bien impossible a moi de pouvoir entreprendre le voyage d'ici au puy, si vous ne venez me revoir a paris, je désespeire d'avoir le plaisir de vous revoir, je crois vous avoir entendu dire lors de votre voyage a paris, que votre intention etoit d'y mettre un de vos fils dans un pensionat. MM. hilere et biloer ont chacim un fils dans un pensionat, ils me font le plaisir de venir me voir de temps a autre, quel seroit pour moi, celui d'en voir un des vôtres, et de vous voir encore une fois et pouvoir de vive voix, vous témoigner ma sincère reconnaissance a Tintérét qu-e vous prenez a tout ce qui me concerne.
Mon épouse me charge de vous dire ainsi qu*a Madame Armand toutce que les sentimens d'estime suxgère pour quelquune qui le mérite autant que vous, et moi qui me dit pour la vie le plus reconnaissant de vos amis.
Julien.
P. S. je vous prie de ne pas m'oublier auprès de madame et demoiselles Armand a qui je vous prie de présenter mon très humble respect, et amitié a vos fils. M. Dejoux me charge de le rapeler a votre souvenir.
Ce n'est que le 10 mai que M. Armand reçoit une lettre de son ami. Au début de sa lettre, Julien s'excuse de son retard, il lui parle longuement de ses enfants, et enfin s'entretient avec lui du malheureux sort de sa propre famille :
Je viens maintenant a mes pauvres parents, lesquels je vois avec pçine, s'éteindre tous les jours; quand je dis avec peine je me trompe sams doute, n'ayant p^s dç la fortune pour faire leur course eu
honnet homme dans ce bas monde, qui n'est qu'un tissu de peine et de tourmant : j'envie souvent leur sort, quoique Ton craigne la mort : je me croirais bien heureu si je fusse mort a lage de ma petitte niesso Julien : je ne veux pas dire en cela que je sois pas fâché d'apprendre par vous qui êtes veridique, la délicatesse du tempérament de mon petit neveu Julien, lequel je pense, est actuellement a vais près de sa tente, cousins et cousines, et que ma niesse Marguerite en prendra soins comme son enfant.
Je vois par votre dernière que vous désespérez revenir a paris, ce qui m'avoit presque détermine a ahasarder de faire ce voyage avec M. Montellier pour vous voir conjointement a madame Armand et ma sœur, que je crains ne plus avoir ce plaisir. Mais certains petits objets que j'ai a finir ici, me privent davoir cette douce jouissance avant de mourir.
Je finis. Monsieur et digne ami, en vous priand d'être bien l'interprète auprès de Madame Armand, des sentiments destime et du respect de la part de mon épouse et de moi, sans oublier votre aimable famille.
J'ai l'honneur d'être avec estime et considération, Monsieur et ami votre concitoyen et ami.
Julien.
P. S. M. Dejoux à qui votre souvenir faîra toujours grand plaisir, ma charge de vous dire autant de sa part. Nous parlons souvent de vous et de votre amabilité. — Cette lettre vous parviendra par M. Perrusel négocient au puy.
En septembre, Julien écrit à son ami, pour lui annoncer l'accident qui est arrivé à sa sœur de Vais, et le prie s'il y a lieu de lui venir en aide. Il veut lui parler d'une autre affaire, mais il faut attendre : « la poire n'est pas encore mûre », en attendant ses lettres devront lui être adressées chez son ami Dejoux, et pourquoi pas à son domicile du palais des Arts? Ses secours répétés ne sont peut-être pas du goût de madame Julien.
Pa ris, le 20 thermidor an XI (7 septembre 1803). Monsieur et Digne ami.
Les marques d'amitié que vous témoignez dans vos lettres, me font oser vous prier de ne point abandonner ma malheureuse sœur, qui comme vous savez son doute, vient d'éprouver un accident bien facheu a son âge. Si toutefois elle avait besoin de quelque argent, faites moi le plaisir de venir a son secours, je vous en tiendrai