CHAPITRE SEPTIÈME
compte a votre réquisilion. Je viens de lui faire passer quelque chose, ce ne seroit que au cas que cela ne sufîse pas.
J'aurai sûrement besoin de vous dans quelque temps. La poire n'est pas encore mure pour ne devoir vous en parler maintenant. Si vous m'honorez d'un mot de réponse, a votre loisir, vous voudrez bien s'il vous plait me dire quelque chose de votre aimable famille. Je prie Madame Armand de recevoir l'assurense de mon profond respect, sans oublier M. et demoiselles vos Qlles ainsi que mon amitié à MM. vos fils. Vous obligerez
Votre serviteur et ami
Julien.
P. S. Je marque a ma sœur, de s'adresser a vous, si elle a besoin de secour, je l'assure que vous vous y prêterez avec plaisir. Si vous me faites le plaisir de mecrire, je vous prie de m'adresser vos lettres chez mon ami Dejoux, auxGalleries du Louvre n*» 4, il me charge de tout plain de choses obligentes de sa part.
Durant les mois de décembre 1803, janvier et février 1804. Julien est malade et éprouve beaucoup de difficultés à écrire. Madame Julien correspond le 19 décembre, et en février avec M. Armand, elle l'entretient du jeune Julien.
Œ Nous vous sommes infiniment obligé de lavî que vous nous doné de le mettre dans une pansion au puy il y fera plus dans un anné qu'il ne ferois à Saint-Pollien en quatre, en conséquence mon mary vous suplie de vouloir bien prandre cet enfant sous votre protection et de vouloir le plasser comme vous ferie d'un des vôtres... M. Julien me charge en outre dq vous prier Monsieur, de dire a M. Chabalier son voisin à Vais qu'il n'est nullement disposé de rien vandre de son domene qu'il n'entend pas quel peut être le droit de ce M. contre lui, il espère faire un voyage cet autonne, il s'en occupera. . . »
Julien est remis et correspond avec M. Armand, le 19 mars, le 23 avril, le l**" juin, au sujet de son petit neveu, et des fils de son ami. 11 fait passer des fonds à sa sœur pour l'éducation d'Antoine Julien, et explique sa conduite en vrai honnête homme qu'il est.
... « je vous prie, Monsieur et cher ami, de garderie secréau sujet des fonds que je cherche a faire passer a ma sœur, raport a mon épouse, quoi qu'elle ne soye pas intéressée ; à la vérité, je l'ai assez
avantagée a mon mariage, pour qu'elle se. trouve contente; ces fonds ne proviennent pas de ce que j*ai gagné depuis que nous sommes ensemble je ne croi pas lui faire aucun tord en cela.
Si Monsieur votre fils vient a Paris, je le prie de venir débarquer chez moi jusqu'à ce qu'il ait trouvé a se loger comodément.
Mon peu de facilité a écrire ne me permet pas de vous en dire d'avantage, il me sera bien plus aisé de m'étendre verbalement quand j'aurai le plaisir de vous voir cet autone, si ma santé peut me permetre de faire le voyage.
Je vous prie d'être mon interprète auprès de madame Armand, en l'assurand de mon profond respect et mes civilités a toute votre respectable famille.
Mon épouse me charge de vous en dire autant pour elle ainsi que M. Dejoux.
Je ne vous quiterois si je suivois l'efussion de mon cœur, aconferer avec vous.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur et ami votre très humbre serviteur et ami.
Julien.
A ce moment une nouvelle société vient de se fonder, l'empire est proclamé. Le 15 juillet 1804, Napoléon distribua dans l'église des Invalides, les grandes décorations de la Légion d'honneur. Le 28 messidor an XII (17 juillet 1804), Julien (Pierre), membre de rinstitut national, II* section, sculpture, est nommé membre de la Légion d'honneur, et signe la formule de serment :
« Je jure sur mon honneur de me dévouer au service de l'Empire ; à la conservation de son territoire dans son^ntégrité ; à la défense de l'Empereur, des lois de la République et des propriétés qu'elles ont consacrées , de combattre, par tous les moyens que la justice» la raison et les lois autorisent, toute entreprise tendante à rétablir le régime féodal, à reproduire les titres et qualités qui en étoient Tattribut ; enfin de concourir de tout mon pouvoir au maintien de la Liberté et de l'Egalité.
Julien statuaire. (1) »
Dans les deux dernières lettres, du 10 et du 15 août, que Julien adresse à son ami, loin de s'enorgueillir de sa nouvelle distinc-
(1) Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur : Enregistrement n* 3,516» fol. 167.