‹ Pierre Julien, sculpteurChapitre 51 sur 66 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

tion, il n'en fait même pas mention et ne s'occupe que des intérêts de ses parents, des frais de pension de son neveu :

... a Comme j*écris a ma sœur, j'ai cru devoir vous dire un mot a ce sujet afin que vous de votre coté, cherchiez a vous en instruire plus pertinament je voudrois pouvoir en cela vous dire quelque chose de plus postif , et si je puis y réussir, je vous le fairoî savoir sans retard.

Le deusième payement du petit neveu Julien doit s'aprocher je ne sai si ma sœur poura y faire face je lui ai écri a ce sujet, et pour qu'elle trouva un moyen de lui faire parvenir quelques fonds pour que nous puissions mètre au même pansionat, le plus jeune des fils ageorgeon qui ne doit avoir que 8 ans et demi, tout cela de vous a moi, a rinsu de mon épouse, bien que cet argent est a moi de droit, au lieu que si je Teusse gagné depuis que nous sommes ensemble, il lui en reviendrait la moitié. Vous voyez Monsieur et ami, ma confience en votre amitié. Si vous me faites un mot de réponse, je vous prie de l'adresser à M. Dejoux, aux Galleries du Louvre, Rue des Orties, n* 4 ; de même que j'écris a ma sœur.

Se n'est pas que je sois mécontant de métré marié, mais il seroit facheu a mes colatéraux de ne pas avoir ce qui peut leur revenir dé droit. »

Dans cette dernière lettre à un ami, Julien renouvelle d'une manière plus pressante son témoignage de profonde reconnaissance, il doute que ses forces lui permettent de faire le voyage du Puy, et voudrait mettre ordre à ses affaires avant de mourir.

A Monsieur, Monsieur Armand grefler || au Puy chef-lieu du département Il de la haute-Loire || au Puy.

Paris, le 27 thermidor an XII.

Monsieur et cher ami,

j'ai eu le plaisir de voir M . votre fils avec la meilleure prévention du monde a son égard. Son maintien, sa douceur et son beau phisique prévient entièrement en sa faveur. Comme je me flatte d'être un peu phisionomiste, je ne serai sûrement pas trompé, je suis seulement fâché que vous ne l'ayez pas engagé a mettre pied a terre chez moi, je l'aurois reçu de mon mieu.

Comme il doit vous écrire sous peut, j'insserreces deux mots dans une de ses lettres, pour vous faire un millon de remerciment des bontés que vous avez pour mes parents et pour moi, lesqu elles je vous prie de vouloir bien continuer, ehlas, que ne puis-je y répondre

autrement que par ma bonne volonté, aussi je vous prie de disposer de moi, en tout ce que vous me croirez capable, et en cela, me permetriez vous que si toute fois cet aimable enfant eut besoin de quelque argent, et même de lui en faire Toffre si je le croyois dans ce cas, car je serois fâché de le voir dans la peine ce n'est pas qu il m'en aye donné les moindres atteintes, ce que j'en dis n'est que pour la venir suposée.

je ne sai si ma frelo santé poura me permettre de faire le voyage du puy ainsi que je l'ai projeté depuis longtemps, pour cela faire, il faudroit que je trouvasse une voiture bien commode et un bon et aimable compagnon tel que vous. Ah I si vous pouviez effectuer la lueur d'espérance, de pousser de rion ici aux vacances prochaines, et que vous voulussiez soufrir que je fusse votre compagnon pour votre retour, je n'ésiterais pas un instant, sans cela je serai forcé d'attendre au printemps si ma santé peut se rétablir.

Adieu, Monsieur et cher ami, je vous quitte en vous prian d'être l'interprète de mon épouse et de moi, auprès de Madame Armand et Madame votre fille ainsi qu'a toute votre famille, a laqu'elle je serai toute ma vie atache.

s'est dans ces sentiments que je vous prie de me croire pour la vie votre compatriote.

Julien, membre de VInstitut et de la légion d*honneur.

P. S. Mon ami Dejoux toujours flaté au-delà de toute expression seroit bien aise de vous voir ici, il me charge de vous dire un mil- Ion de choses pour lui.

j'oublie de vous dire que Monsieur votre fils a été voir M. Lebreton qui m'avoît chargé de le lui envoyer, il est enchanté de son maintien je veus dire. M. Lebreton tribun.

(en marge) ma sœur vous faira sûrement part de la lettre que Je lui a écrite la semaine dernière dans la qu'elle elle en contient une pour vous, et ou je m'explique au sujet do nos intérés pecuniers, que je voudrais bien mettre a labri pour mes colatéraux avant de mourir.

Julien voit ses forces l'abandonner; ce n'est qu'à grand'peine qu'il a pu terminer son marbre du Poussi?i, qu'il va exposer au Salon de 1804, sur le point de s'ouvrir.

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