I. T. XXXIV, Société Impériale, p
■iGo PIElUth: LK (illANU
Prusse persistaient dans leur clemande primitive et réclamaient du llégent des subsides juscpTà la conclusion de la jîaix du Nord. Ils les considéraient toujours comme la légitime contre-partie de rengagement qu'ils allaient prendre, au nom de leurs souverains respectifs, de maintenir les traités dXtrecht et de Bade. Le Régent, toujours obsédé par Tidée d'une attaque nouvelle de la Maison d'Autriclie, consentait bien cette fois à donner au Gzar un subside de trois cent mille écus à dater de l'expiration du traité franco-suédois et pendant trois années, c'est-à-dire à partir du mois de mai 1718, mais il exigeait, en revanche, que pour l'exécution de leur garantie des traités d'Utrecht et de Bade, le Gzar et le roi de Prusse prissent, de leur côté, l'engagement formel de faire simultanément une diversion dans les Etats qui,
ET LK PRKAIIEH THAITK I liANCO-lî l SSK jAu
au mépris des traités en question, tenteraient d'attaquer la France'.
Le Restent s'efforçait ainsi d'entraîner la Prusse et la Russie dans une alliance nettement dirigée contre l'Autriche.
La diversion demandée par le Régent était loin de déplaire au Czar. Le traité conclu sur ces bases assurerait en Europe à la Russie la situation qu'elle ambitionnait ; elle sortirait de son isolement, deviendrait la principale alliée de la France dans le Nord et entrerait ainsi dans le concert européen, ce qui constituait son plus ardent désir. Une nouvelle page de son histoire s'ouvrirait enfin. Mais la situation financière de l'Empire était alors précaire ; la guerre contre la Suède avait épuisé les ressources du trésor. 11 fallait en trouver