PREFACE III
d'une ceinture d'états belliqueux qui tous étaient plus ou moins en rapport avec la France, que celle-ci considérait comme d'utiles appoints de sa politique, et qui pouvaient compter, par conséquent, en cas de péril, sur son appui. Suède, Pologne, Turquie, alliées habituelles des rois de France, quoiqu'ayant déjà passé l'apogée de leur puissance, enserraient fortement l'État du Gzar et gênaient son expansion. Le jeune et ambitieux fils d'Alexis Romanov, s'il voulait triompher de leur résistance à ses vues, devait faire appel à la fois à la force de ses armes et à l'habileté de sa diplomatie.
Il est facile de comprendre qu'après la constitution de l'empire de ^Nlaximilien et de Charles-Quint, la France ait senti de bonne heure le besoin de chercher par delà les vastes possessions de la maison d'Autriche un contrepoids à l'oppression dont elle était menacée. A défaut de la Hongrie et de la Bohême, passées par mariage ou par conquête aux mains de sa rivale, son amitié ancienne avec la Turquie, ses affinités de plus d'un genre avec la Pologne, les liens que la prévoyance de Richelieu avait noués avec la Suède, lui offraient