I. Mémoires sur Pierre le Grand, par Nestesuranoy
tions, Tintérêt majeur qu'avait alors Pierre à se rapprocher de la France. Au moment de Tarrestation de Gœrtz, il s'était écrié : « Après tout, mon frère Charles n'a que ce qu'il mérite. Sauve qui peut ! Et mon pauvre Patkul ! Allons en France, j'ai besoin d'examiner de près si le Régent de là-bas est bien affermi ^ »,
Depuis longtemps, le Czar caressait le secret espoir de se rapprocher de la France. Un Mémoire, paru en mars 1710, c'est-àdire sept ans avant sa venue à Paris, indique nettement que, déjà à cette époque, la Russie voyait son intérêt le plus immédiat dans une entente avec elle.
Ce document, que nous croyons devoir reproduire ci-dessous, présente le plus réel intérêt :