‹ Pierre le Grand et le premier traité franco-russe (1682 à 1717) Préf. du Baron de CourcelChapitre 7 sur 75 · I. Notovitch. Annales Internationales d'histoire, igoi · texte numérisé non relu

I. Notovitch. Annales Internationales d'histoire, igoi

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geté de leurs costumes et de leurs mœurs, sans qu'on se préoccupât un seul instant de Fobjet de leurs voyages.

Cependant, dès i6i5, la Moscovie tournait d'une manière significative ses rcQ-ards vers la France dont elle recherchait l'amitié, et Michel Feodorowitz envoyait Rondryef à Louis XIII pour lui annoncer son avènement et le saluer en son nom. Mais on avait alors bien d'autres préoccupations en France que de correspondre avec un prince régnant aux confins de TEurope et dont la souveraineté môme était contestée. Profitant du départ pour l'Orient de des Ilayes- Courmenin, le Roi lui donna l'ordre de s'arrêter en Moscovie et d'y engager des pourparlers en vue de la conclusion d'un traité de commerce (162g). C'est dans cette négociation, la première dont fasse mention l'iiistoire, que furent échangées des

paroles dont on était encore loin de prévoir la portée ! En effet, Courmenin n'avait pas abordé seulement la cjuestion commerciale. Il résulte de son rapport cju'il en avait également traité une autre dont Timportance ressort suffisamment d'un entretien caractéristique : « Sa Majesté czarienne, disait-il, est à la tête des pa3^s orientaux et de la foi orthodoxe ; Louis, roi de France, est à la tête des pays méridionaux ; que le Czar contracte avec le Roi amitié et alliance, il affaiblira d'autant ses ennemis. Puiscpie l'Empereur ne fait qu'un avec le roi de Pologne, il faut que le Czar ne fasse qu'un avec le roi de France. Ces deux princes sont partout glorieux : ils n'ont pas leur égal en force et en puissance' ».

Des Hayes-Gourmenin rentra en France

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