mourut le 2 septembre
3. Omnes qui pie volunt vivere %n Christo Jesu persecutionem patieniur (u Tim., m, 12).
fm, — ce qu'il ignorait alors, ce qui aurait mis le comble à sa joie, •— la mort sanglante du martyre.
Comme s'il en eût eu déjà le pressentiment, il s'écriait : ce Venez maintenant, Agneau dominateur, Agneau si doux, venez! attirez-moi après vous! J'ai résolu de vous suivre. Les pourparlers sont finis, l'affaire est conclue Où que vous alliez, je mettrai mes pieds dans l'empreinte de vos pas M »
Le Frère Olivaint rentra en France, à la fin de l'année scolaire (1847) et retourna scolastique à Laval, — scolasiique, c'est- à-dire écolier, — écolier à trente et un ans, avec la perspective de passer encore quatre années sur les bancs, occupé d'études ttiéologiques auxquelles ses précédents travaux ne l'avaient pas préparé. Mais comme il comprenait bien la nécessité, pour un prêtre, et pour un prêtre de la Compagnie de Jésus, d'approfondir la science sacrée!
Dans un discours prononcé, quelques mois plus tard, devant la communauté de Laval, à l'occasion du renouvellement des premiers vœux, il eut l'heureuse pensée de prouver qu'une alliance indissoluble doit régner entre la science et la vertu. S'inspirant de la parole que Jésus-Christ disait de son saint précurseur : C'était une lampe ardente et brillante ^j le Frère Olivaint résumait ainsi toute sa thèse : « Quiconque est choisi pour être précurseur de Celui qui est la lumière, s'il veut mériter le même témoignage, ne doit pas, en séparant la vertu et la science, di-