CHAPITRE XI
les il professait une sorte de culte passionné? Pour lui, sans cloute, ce fut un sacrifice, mais comme Dieu se plut à le récompenser! Le bien immense que le P. Olivaint accomplit, après avoir renoncé à ce qu4, depuis l'École normale, avait presque absorbé sa vie, prouve surabondamment que celte fois encore Tobéissancc fut bénie.
Le P. Olivainl recteur. — Mort du P. Félix Pilard. — Les études et les jeux à Vaugirard.
Au mois de septembre 1857, le P. Olivaînt fut nommé recteur du collège de Vaugirard. Cette charge lui parut bien lourde et, pour s'y résigner, il lui fallut se rappeler souvent que Dieu lui-même le plaçait dans cette situation contraire à ses goûts et si pleine de sollicitudes ; dès lors, que de fois revint, dans ses notes spirituelles, la même résolution : « Ne pas désirer, ne pas regretter autre chose : prédications, études^ livres à faire. M'abandonner à la Providence; elle a disposé de moi : tout est dit* l »
I. Journal des RetraileSj I, 111, 126. Au moment de sa nomination, le P. Olivaint écrivait : « Le coup est porté maintenant, je dois en prendre mon parti et suivre la volonté du bon Dieu. Le H. P. Coiiô nous quille et je prends le fardeau à sa place. C'est maintenant ({u'il faut songer plus que jamais à se sanctifler, qu'il ne faut plus être qu'un instrument de Notre-Seigneur. J'ai tout remis déjà, comme bien vous pensez, entre les mains de Marie, entre les mains de Jésus. Jésus, dans le tabernacle, sera le vrai recteur i^ui soutiendra, qui conso-