‹ Pierre OlivaintChapitre 158 sur 293 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

A ne consulter que son zèle, il eût de beaucoup préféré les missions étrangères; mais le Maître avait parlé. Il lui avait dit, comme autrefois à Simon Pierre* « M'aimes-tu ? Pasce agnos , pais les agneaux , voilà ton œuvre. Si Jésus le disait ; pasce porcos^ par exemple, à Caycnne, tu répondrais avec em[)ressement. Non, non.... agnos^l »

Cette position nouvelle mit mieux encore en évidence les hautes qualités de l'homme et les vertus éminentcs du religieux. Toutefois, disons-le franchement, le P. Olivaint, comme tous ceux dont le caractère est nettement tranché, la volonté énergique et l'activité dévorante, ne fut pas d'abord compris de tout le monde. Nul no mettait en doute son austère sainteté; mais son premier aspect inspirait à quelques-uns une sorte d'appréhension ; ce coup d'œil pénétrant, cette parole incisive, ce geste prompt comme la pensée dont il était l'expression, tout cela révélait aussitôt l'homme de résolution et d'autorité; ce qui né se manifestait qu'ensuite, c'étaient les dons aimables, la tendresse du père, l'inaltérable attachement de l'ami. Il le savait lui-même, il en souffrait; il se reprochait avec rigueur « son empressement naturel et ses saillies, sa nature ardente, son impressionnabilité^ » Légers défauts, contre lesquels s'exerçait sa vertu, et dont triomphèrent des elïbrls héroï-

lera l'autre, qui le grunJera bien aussi quelquefois : il y a tant d«5 6ouiei/es à faire, et en ce j^eiirc je manque si \km uion coup! Enconv une fois, priez bien pour moi. »

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