CHAPITRE XITT
caractère, et c'est là ce qui manque aujourd'hui. Un homme ne domine pas par l'intelligence, et le mot : volonté, n'indique pas assez l'homme supérieur. L'homme supérieur, c'est l'homme de carxVCtère. Le tout encore, c'est de se bien poser dans les quinze premiers jours. Ne pas se fâcher, ne pas baisser les yeux comme une religieuse : on rendrait la piété ridicule; mais avoir le mot pour rire, se compromettre pour le bien, se poser franchement, à la parisienne. On dira : Oh! il est cmne, celui-là! et on l'acceptera tel quel, parce qu'il se donne tel quel. On l'aimera et on le respectera. «
On ne saurait mieux retracer, dans ses grandes lignes, la direction donnée par le P. Olivaint aux jeunes gens à leur entrée dans le monde. Quelle mesure, quelle sagesse pratique et quelle énergie dans ces conseils! Comme l'expression elle-même, par sa vivacité originale, convenait bien à ceux qu'il s'agissait de convaincre et d'alïermir!
Mais, parmi les jeunes amis du P. Olivaint, arrivés au terme des études, il en était à qui Dieu faisait l'honneur d'un appel spécial à la perfection évangélique, leur durant dans le secret du cœur : « Voulezvous être parfaits? Quittez tout et venez avec moi*. »
Admirable était la prudence que le P. Olivaint apportait à l'examen d'une vocation; en cela il était encore aidé par les souvenirs de son expérience personnelle. Mais il estimait à trop haut prix la faveur d'être tout