‹ Pierre OlivaintChapitre 204 sur 293 · Compte rendu de 1877, p · texte numérisé non relu

Compte rendu de 1877, p

Il ne se pouvait que le P. Olivaint ne fût pas récompensé lui-même pour tant de bien dont il était le premier auteur. Mais comment ne pas admirer, ilans le choix du salaire et la façon de l'offrir, l'infi:nie délicatesse du cœur de Jésus?

« Lorsque le P. Olivaint était dans la prison de Mazas, séparé des hommes et enfermé dans une étroite cellule, sur ses lèvres je ne trouve qu'une seule plainte, bien digne de son cœur sacerdotal.... Les souffrances, les outrages, l'isolement, les incertitudes de l'avenir, le vague d'une situation indéterminée, les menaces de mort, peu lui importe!

Mais ne pouvoir plus célébrer la sainte messe, pas même y assister, jamais il ne pourra s'habituer à cette cruelle privation. « Si j'étais petit oiseau, écrivait-il, j'irais tous les matins entendre la messe quelque part, et je reviendrais après volontiers dans ma cage. » Eh bien ! Jésus, le pain des Anges, le divin viatique de la mort et de l'éternité, Jésus va venir vers lui, puisque le captif ne peut pas aller à Jésus. Qui donc lui donnera cette consolation suprême qu'il désire avec tant d'ardeur ? qui portera jusqu'à Mazas la nourriture divine, pour fortifier dans son dernier combat l'âme du prêtre, de l'apôtre et du martyr? C'est rOEuvre de la première Communion qui va donner à son fondateur la seule récompense qu'il ambitionne pour tant de travaux et de fatigues. Au jour où dans nos rues commençait une lutte sanglante, je fus témoin de ces mystérieux préparatifs qui ont laissé dans mon âme d'ineffaçables souvenirs.... De cette chapelle où si souvent le P. Ohvaint avait fait

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