‹ Pierre OlivaintChapitre 231 sur 293 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

arrive le plus souvent, une cruelle épreuve. Le loyal et fidèle serviteur de la France se vit tout à coup en butte à d'injustes accusations et à d'indignes calomnies K

Au mois de janvier 1867, le maréchal disgracié quitta le ministère de la guerre.

« Je ne puis pas m'empêcher de déplorer cette retraite, écrivit aussitôt le P. Olivaint. Le maréchal a si noblement rempli sa mission, il a si généreusement défendu les intérêts de l'Église ! 11 sera bien difficile de trouver un successeur aussi dévoué que lui à tout bien; les hommes qui lui ressemblent deviennent si rares! Cependant, tout en déplorant cette retraite, je ne puis m'empêcher de me réjouir. J'éprouve en ce moment une douce espérance. Il me semble que l'heure approche où vous aurez la consolation d'offrir à Notre-Seigneur cette chère àme tout à fait conquise à la vérité par l'esprit, comme elle l'est déjà par le cœur, ou plutôt conquise à la vérité par la pratique de la foi, comme elle l'est déjà par le cœur et l'esprit. Vous savez si je prie avec vous et si tout mon dévouement vous est assuré, au besoin dans cette œuvre ^ »

Retiré dans ses montagnes du Dauphiné, le maréchal consacra au recueillement et à la prière les loisirs que lui faisait l'ingratitude des hommes. Il surveifia lui-même la construction d'une cha-

1. On en trouvera la réfulation péremploire dans les Mémoires t. II p. 204 et suiv.

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