‹ Pierre OlivaintChapitre 232 sur 293 · Lett e à Mme la maréchale Handon, du 20 janvier · texte numérisé non relu

Lett e à Mme la maréchale Handon, du 20 janvier

pelle bâtie auprès de son château de Saint-lsmier, et au sommet de laquelle se dressa, par son ordre, une grande croix. Le Dieu de l'Eucharistie vint y faire sa demeure et remplir de ses bénédictions la maison de son hôte. Sains domui huic hodie facta est, (Luc, XIX, 9.)

Le maréchal se prêtait volontiers aux pieuses industries qu'on imaginait pour l'acheminer insensiblement vers le catholicisme. Tantôt, c'était une petite médaille de la sainte Vierge qu'il consentait à porter surlui j tantôt, laprière du soirqu'il faisait en famille ou la messe à laquelle il assistait volontiers. Le P. Olivaint répondait au message qui lui apportait ces touchantes nouvelles: « Demain, jour de l'Exaltation delà sainte Croix, je dirai la messe pour le cher séparé qui, le matin, j'en suis sûr, se sera simplement, chrétiennement, pieusement uni à vous pour entendre la messe dans la petite chapelle et adorer avec vous le bon Maître. Quelles influences vont s'échapper de ce tabernacle pour avancer la conversion de cette chère âme!... Oui, recourez plus que jamais à l'influence directe de Notre-Seigneur dans l'Eucharistie : il s'approchera de lui par vous. »

Le jeune fils d'un autre maréchal de France allait faire sa première communion. Il fut chargé d'avancer, par sa pieuse intervention, l'heure ardemment désirée. « Les enfants sont de bien puissants auxiliaires, disait à cette occasion le P. Olivaint; tirez du cher petit dont vous me parlez toul le parti que vous ofl"rira Notre-Seig.ieur.... Je craindrais un plus long

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