‹ Pierre OlivaintChapitre 234 sur 293 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

bientôt. « Oa! la patrie!... ses souffrances me tuent. » Ce furent ses dernières paroles*.

o Atteint d'une cruelle maladie, sa vigoureuse organisation résistait au mal; mais il en survint un contre lequel elle fut impuissante, ce fut le mal qui frappa la France et dont nous souffrons encore. Lorsqu'il vit les gloires de la patrie s'éclipser, la vie l'abandonna et il rendit son âme à Dieu. Il est mort avec le courage du soldat, avec la foi et la soumission du chrétien. Il est mort après avoir reçu les sacrements qui aident à faire le voyage de l'éternité. Il est mort après s'être courbé avec amour et reconnaissance sous la main du pontife suprême qui lui donna sa bénédiction apostolique ^ »

Le P. Oiivaint n'apprit qu'au mois de février, par les journaux, la mort de son illustre ami.

« Combien, écrivit-il aussitôt à Mme la maréchale Randon, combien j'ai souffert avec le bon marécha des malheurs de la patrie; je ne serais pas étonné qu'il eût succombé à la douleur. ... Je prierai bien pour son âme. Ayez confiance. Il était si droit; il avait un amour si généreux du bien !... Comme je vous serais reconnaissant de me donner quelques détails sur la fin du bon maréchal ! Ah! que d'angoisses en ces tristes jours! Comme on a besoin de savoir ce que sont devenus tous ceux dont on garde les noms dans son cœur ! Comme on se sent pressé de regarder le ciel I L'espérance et la consolation ne sont que là * ! »

Page 1