février
Le zèle ardent et prudent que le P. Olivaint avait déployé pour procurer le retour du maréchal Randcji à la foi catholique, éclatait en toute rencontre, mais plus que jamais, quand les grands intérêts de l'Église, les droits du vicaire de Jésus-Christ, la liberté des consciences catholiques étaient enjeu.
Il professait, pour l'Église et le Pape, un dévouement absolu, un amour sans bornes ; son cœur ressentait profondément chaque nouvel outrage qui leur était fait, et rien ne lui eût coûté, fût-ce même le sacrifice de la vie, pour abréger leurs épreuves '.
Il admirait dans Pie IX la mansuétude et la patience unies à une invincible intrépidité. « C'est un beau spectacle, disait-il au sujet de l'encyclique Quanta cura, que de voir ce vieillard seul, abandonné, souvent trahi, menacé par les passions révolutionnaires, élever la voix sans crainte, pour rappeler au monde qu'il s'égare, quand il ne place pas avant tous les intérêts, les intérêts de Dieu. »
A la nouvelle de Mentana, il ne put retenir un cri d'enthousiasme. « Quels événements, répétait-il à ses chers jeunes gens, quels événements! Sommes-nous donc revenus tout à coup au temps des croisades? N'est-ce pas une sorte de poëme épique, mes amis, qui se déroule sous nos yeux, plus grand, plus beau que les poëmes rêvés par les Homère et les Virgile? On croyait n'avoir rien fait, et voilà une merveille. On se plaignait qu'à notre époque il n'y eût
1.... * Prêta mourir pour l'Église, le Souverain Pontife, la Compagnie » {Journal des Retraites, retraite de 1870, t. II. p. 337.)