‹ Pierre OlivaintChapitre 237 sur 293 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

ment; et dans l'assemblée générale annuelle du 12 février 1869, il présenta lui-même un rapport sur les travaux de l'œuvre naissante.

Dans ce discours vivement applaudi, il conviait « les catholiques de toutes les nuances, en dehors des opinions politiques et des questions controversées, à une action commune pour la défense de la foi, des principes conservateurs et de la liberté de l'enseignement.

« Ce rapprochement, cette union des catholiques de toutes nuances, disait-il, n'est-ce pas aujourd'hui une des choses les plus désirables, les plus nécessaires? Gomment! nos adversaires saventsi bien oublier leurs querelles, et de personnes, et de doctrines, et d'intérêts même, pour s'unir contre l'Église catholique qu'ils regardent comme leur grande ennemie; ils dirigent contre elle en ce moment un suprême effort,ilsattaquent de toute part cette place confiéeà notre garde! Et nous, catholiques, nous ne saurions pas encore laisser dormir un instant les questions qui nous séparent; nous passerions notre temps à tirer les uns sur les autres ! Mais ce serait un scandale, une honte, je dirais presque une trahison, puisque de cette manière nous rendrions la défaite de notre cause inévitable. Nos adversaires sont bien assez forts: ce n'est pas à nous, par nos divisions, de leur venir en aide 1 Ah ! si nous nous tenions unis, que nous serions forts! »

Et il concluait par ces paroles que ravenir devait promptement vérifier : A l'œuvre, Messieurs I Laissons nosdivisionsintestines.Unissons-nous fraternellement

pour la défensedela foi commune. On a dit après 1850: a II estplus à craindre que les catlioliques ne manquent « à la liberté que la liberté ne manque aux catholi- « ques. » Ce serait manquer à la liberté conquise, à la liberté promise, de ne pas rivaliser au moins de zèle avec nos adversaires. Oui, ce serait manquer à la liberté; mais aussi ce serait manquer en même temps à l'autorité elle-même, aux principes sacrés sur lesquels la société repose, à la patrie, à la famille, à l'Église.... Défions-nous de ceux qui désespèrent. L'édifice de 1850 aura son couronnement, et sur son frontispice resteront gravés les noms de ceux qui se seront dévoués à cette œuvre généreuse. »

Parmi ces noms gravés sur le frontispice, n'est-il pas juste d'écrire, à une place d'honneur^ le nom du P, Olivaintî

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