‹ Pierre OlivaintChapitre 260 sur 293 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

sympathie. Les Pères ôtèrent leur chapeau et saluèrent; ie 1\ Oiivaint, le visage souriant, dit du ton le plus naturel à ceux qui l'entouraieni : « Bonjour, messieurs. «

Le citoyen Lagrange, après ce facile exploit, s'en alla, avec sa troupe, au quartier général de la place Vendôme*; un piquet d'hommes armés emmena les prisonniers au Dépôt de la Préfecture de police. La route fut très-pénible; une personne amie qui suivait de loin le convoi pour en connaître le terme, vit, à l'extrémité de la rue Dauphine, le P. Oiivaint s'arrêter tout court, exténué et comme ne pouvant plus avancer. Un de ses gardes dut le prendre parle bras, le soutenir et l'entraîner. Depuis que Jésus lui-môme a voulu tomber sous la croix, on sait que la force peut faillir au courage*.

Les deux prisonniers, dès leur arrivée, furent enfermés dans des cellules séparées et mis au secret K

1. Le « général » Bergeret, dont le quartier général était à la place Vendôme, avait été, durant le premier siège, capitaine au 83* batailluL Sous la Commune, ce bataillon avait pour commandant le docteui Goupil; les gardes nationaux qui arrêtèrent le F. Oiivaint en faisaient partie; il y avait peut-êlre, comme on a dit, des gens de Belleville avec eux ; mais nous n'en avons pas la preuve.

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