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Actes, p

3. « En temps normal, tout individu arrêté est écroué d'abord dans une vaste prison attenante au Palais de Justice et qui est le Dépôt près la Préfecture de police, divisée en deux parties distinctes, l'une destinée aux hommes, l'autre attribuée aux femmes.... Cette énorme geôle, contenant cent quatre-vingt-quinze cellules et de vastes salles, est disposée pour la détention individuelle et pour la détention en commun ; nouvellement bâtie, dans les dernières années de l'Empire, elle est en fortes pierres de taille, triste, sombre et outillée de manière

kkk PIERRE OLIVAINT.

La nuit s'achevait, quand des pas retentirent dans le corridor, annonçant l'arrivée d'un nouvel otage. C'était M. l'abbé Petit, secrétaire général de l'archevêché de Paris. « On me conduisait dans une cellule, a-t-il raconté plus tard, quand je m'entendis appeler à demi-voix. Le P. Olivaint, qui m'avait reconnu au passage, me tendait la main par son guichet, en me disant; « Ibant gaudentes.... c'est pour le même a Maître, n'est-ce pas ? » Je ne puis dire quelle douce impression me firent ces paroles. »

De grand matin, le P. Olivaint, s'étant procuré ce qu'il fallait pour écrire, fît parvenir au P. Lefebvre la lettre suivante :

« iMoncherami,vousavez donc perdu la bonne occasion que vous aviez désirée. Vraiment, je vous plains en Notre-Seigneur. On n'est pas trop mal ici. La cellule est encore plus modeste qu'à la rue de Sèvres : c'est un gain. Je crois vraiment qu'on prie moins bien rue de Sèvres qu'ici. Je fais ma retraite, j'ai commencé hier soir. En vérité, j'attends plus de fruits de celle-là que de toutes les autres. Que Notre-Seigneur est donc bon et qu'on fait bien de s'abandonner à lui!... Veuillez avertir mon ami P... (le P. de Ponlevoy) de ce qui m'est arrivé et me rappeler au souvenir de M. D. : dites-lui bien d'être tranquille, — Je ne sais rien sur mes compagnons de la rue Lhomond. Je les crois ici avec M. Caubert et moi. J'espère que vous me pourrez voir. Le directeur est, m'a-

a défier toute tentative d'évasion. » (M. Maxime du Camp, les CoU" vidsions de Paris, l, p. 8'2.)

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