CHAPITRE XVIIL
rôle adouci ; à la porte de la prison on les gratifiait d'une bonne aubaine el, dans l'intérieur des cellules, les attendait le plus gracieux accueil.
Le P. Olivaint n'eut pas plutôt suspendu contre son cœur le divin Sacrement, qu'il écrivit: « Je n'attendais plus rien aujourd'hui. Ma surprise, et je dirai ma consolation n'en a été que plus grande. Merci donc encore! Un gros, un énorme merci! Je me suis occupé longtemps du Saint-Esprit dans ma retraite; je vais maintenant méditer sur l'Eucharistie. »
Désormais nous n'avons plus que quelques mots rapides du P. Olivaint. On lui avait demandé l'heure de ses repas: « A midi, mon petit dîner, réponditil*; à sept heures, mon petit souper; c'est-à-dire que j'ai gardé mon règlement de communauté : je m'en trouve mieux pour ma retraite, et je continue par là encore mieux de vivre en religieux quand même... »
Le même jour était la fête de l'Ascension: « Excellente fête, malgré les verroux! rien ne peut empêcher le cœur d'aller au ciel. »
Puis vient un billet adressé au P. Lefebvre. « Merci encore. Parvos petites lettres je vis de loin avec vous. Par le sentiment de la famille, je lis entre vos lignes bien des choses que vous ne pensez probablement pas à me dire, et cela me fait du bien au cœur.
«Quels déplorables événements! Comme je cornprends les âmes fatiguées d'autrefois qui fuyaient ai» désert! Mais il vaut mieux rester au milieu des difK