‹ Pierre OlivaintChapitre 274 sur 293 · mai · texte numérisé non relu

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cultes et des périls pour sauver tant de malheureux du naufrage. Ma santé est toujours bonne, et après quarante-six jours, je ne suis pas encore las de ma retraite; bien au contraire. ■»

Enfin, l'heure des derniers adieux va sonner; le P. Olivaint le pressent. « Merci de cœur, écrit-il au P. Ghauveau, merci de cœur. Oui, nous touchons au dénouement. A la grâce de Dieu ! Tâchons d'être prêts à tout. Confiance et prière ! Que Notre-Seigneur est bon ! Si vous saviez comme, depuis quelques jours surtout, ma petite cellule me devient douce: Forsan et hœc olim oneminisse juvabit. Qui sait si je ne la regretterai pas un jour?... Tendres souvenirs à Armand * ; bien des choses à tous ; bénédiction à nos amis et bienfaiteurs! Je crois que tous les nôtres ici vont bien. Pour moi je me soutiens parfaitement. Encore une fois que Notre-Seigneur est bon! A vous de cœur... 19 mai 1871. »

Le lundi, 22 mai, les généreux captifs allaient quitter Mazas, et ce même jour, par une coïncidence providentielle, ils recevaient une dernière[fois le viatique du salut et le pain des forts. Vers midi, deux femmes faibles et intrépides portant tour à tour le précieux fardeau, s'acheminent pendant une heure, sous un ciel embrasé, au travers des vastes quartiers déserts que sillonnent seulement les patrouilles de la Commune... Cette fois, chacun de nos prisonniers reçoit quatre hosties : ceux d'entre eux qui sont réservés

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