‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 187 sur 306 · Léon CoiDudeU · texte numérisé non relu

Léon CoiDudeU

trer sa miséricorde. La vie d'un jeune homme est si exposée aujourd'hui! Malgré vos soins et les nôtres, malgré ses dispositions heureuses, il eût succombé, lui aussi, peut-être, il se fût perdu, éternellement perdu, peut-être ! Et maintenant, vous devez dire : Éternellement sauvé! Mort en prononçant le nom de Marie, comment ne serait- il pas sauvé? Il est allé le finir au ciel; car il est impossible d'aller achever ailleurs ce nom que ses lèvres mourantes avaient commencé, que son cœur voulait finir. Il vous prépare maintenant dans le ciel une place à tous en priant pour vous. Imaginez, pour tromper votre douleur, qu'il est parti pour un voyage, que vous l'avez envoyé passer les vacances dans une maison amie, qu'il vous a donné rendez-vous, que vous irez tous bientôt le rejoindre. Mais ce n'est pas là une imagination : c'est la réalité toute vive delà foi, que nous avons besoin de nous rappeler, quand un pareil coup nous frappe. Il y a des moments où la douleur semble faire oublier tout cela.

« J'ai bien pensé à la pauvre mère de Léon... que je la plains ! Si heureuse la veille encore, et le lendemain !... Mais qu'elle me permette de le dire, le lendemain, mère encore plus heureuse malgré ses larmes, car elle donnait un ange à Dieu et à Marie et vraiment elle est bien une de ces mères qui n'ont des enfants que pour Marie et pour Dieu. »

Puis, s'adressant au jeune frère de l'enfant si chrétiennement pleuré : « J'ai bien pensé à vous aussi, mon cher Michel ; les vacances de Léon seront là-haut bien belles, mais les vôtres sont bien amè-

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