‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 52 sur 306 · Papport de M. de Lapparent, p · texte numérisé non relu

Papport de M. de Lapparent, p

La Conférence de Saint-Médard eut dès lors une physionomie particulière que, grâce à Dieu, elle n'a pas perdue. Recrutée parmi les élèves des grandes écoles, elle unissait dans la même pensée de dévouement, ingénieurs des ponts et chaussées et des mines, élèves de l'École normale et de l'École polytechnique, de TÉcole d'état-major et de l'École centrale, étudiants en droit, en médecine, en pharmacie. Ces jeunes confrères étaient unis, mais non point confondus, accueillis avec une cordialité qui les mettait à l'aise, heureux de retrouver quelques devanciers autour desquels ils pussent se grouper selon leurs origines respectives. « Nulle contrainte n'est imposée, dit le même témoin; la solennité est chose inconnue dans nos délibérations, et je dirai même que nous aimons mieux un peu de désordre, qu'un ordre du jour bien réglé. Le droit d'interpellation luimême n'est pas réglementé, et pour tout dire, un jeu de mots n'expose pas son auteur à une expulsion immédiate. Habitants du quartier Mouffetard, il faut bien que nous ayons quelque prise sur le gamin de Paris, et la verve, pourvu qu'elle soit honnête, n'est pas incompatible avec la charité. Tout ce qu'on nous demande, c'est d'être bons enfants ; c'est de nous laisser inscrire, de temps à autre, sur les listes des patronages, de la Sainte-Famille, de l'Adoration Nocturne; c'est de nous défendre le moins possible contre les tentations de bien faire qu'on se charge de faire naître sous nos pas ; c'est, en un mot, d'être, dans toute la force du terme, hommes bonse voluntatis. »

Cet esprit de franche et joyeuse cordialité s'est

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