l'ILIUlE l'UlIKT
laiilc ouvriers qiiL'GiraicluiiJL'lail.suiieyjo//a/-/>o(/ /.s. A chaque escouade il départit sa (ache, et lui-même établit le modèle des deux figures principales et de la poulaine, laissant Taureau et Rombaud libres de modeler directement les autres figures d'après le. dessin de Le Brun.
Cette nouvelle organisation du travail ne pouvait contenter d'Infreville. La présence de Girardon contenait les rivalités des chefs d'ateliers. Mais, lui parti, l'intendant allait se trouver seul en présence de quatre artistes de position égale, prétendant se diriger seuls. Aussi écrivait-il à Colbert, dès le 10 avril :
C'est ce qui mauoit donné la pensée d'appeler icy le s' Puget, car assurément on a besoin d'un homme qui ayc réputation et crayance à conduire 50 ou 40 personnes de ce mestier qui s"ymaginent en sçavoir autant les uns que les auti'es. Son séjour à Gennes, quoyque beaucoup chéry et estimé de personnes qui ayment son art, le fait songer à sa retraite en son pays de naissance qui est Toulon, par la crainte qu'il a que ceux de son exercice, naturels de Gennes, ne le fassent périr en ayant desia couru le risque, ce qui nie fait croire que sans y estre apelé il y reviendra.
Puget, on le voit, jouait au plus fin. Après avoir persuadé à l'intendant que son pays de naissance était Toulon, il lui présentait l'aventure des sbires comme un mauvais tour des sculpteurs génois. L'intendant, subjugué par une supériorité qu'il reconnaissait de bonne grâce ne songeait qu'à s'approprier un homme aussi précieux. Il insistait encore, d'une façon indirecte, le 21 avril. « — Je prévois, disait-il, ({uc dans peu il naislra de la