‹ Pierre Simple (volume 2)Chapitre 12 sur 250 · CHAPITRE XXXIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIT

Je 8ai< réclamt' comme parent par le capitaine Kearncj . — Le premier hViileuantet le capitaine luttent d'adresse à l'urclong. — Le requin, le bichon, et le testament. — Tableau d'un gaillard d'arrière.

Comme l'amiral n'était pas homme à laisseï* l'es-

cadie qu'il avait sous ses ordres dormir tranquillement au port, tous les vaisseaux qui la composaient levèrent l'ancre très peu de jours après le bal de dignité (jue j'ai décrit, et firent voile vers leurs différentes destinations. Je ne regrettai nullement de quitter la baie , car on se lasse bieniôt de la profusion, et je ne me souciais déjà plus d'oranges, de bananes , ou de shaddocks , ni même des bons dîners et des vins de toute espèce que nous trouvions aux tables des officiers de terre et des colons de l'île. La brise de mer nous devint promptement plus précieuse que tout le reste , et si nous avions pu nous baigner sans avoir les requins à craindre , nous eussions également goûté avec délices le plus voluptueux des rafraîchissements qu'on puisse prendre sous la zone lorride. INous apprîmes donc un jour avec plaisir que nous partions le lendemain pour aller nous mettre en croisière à la hauteur de l'île française de la Martinique. Notre capitaine était si généralement demeuré à terre , qu'à peine l'avions-nous vu pendant notre séjour dans la baie , et que le commandement de la frégate avait été toutà-fait dévolu au premier lieutenant dont je n'ai pas encore parlé. Fort court de taille , marqué de petite vérole , les cheveux et les favoris rouges , il était marin habile et assez bon officier; je veux dire qu'il excellait dans la pratique et qu'il pouvait en remontrer à tous les hommes de l'équipage pour la manière de remplir leurs différents devoirs , mérite

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