‹ Pierre Simple (volume 2)Chapitre 133 sur 250 · CHAPITRE XLIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIX

Côtes brisées qui ne brisent guère deux cœurs. — O'Brien fait une quasi-déclaration de paix. — Pierre Simple fait une véritable déclaration d'amour. — . Imprudences de tout le monde.

Je suivis le général dans un appartement meublé avec élégance, où je trouvai Céleste qui attendait ma visite. Dès que j'entrai, elle accourut à moi, et quel plaisir j'eus à lui prendre la main, à contempler sa belle et expressive figure ! Je ne pus prononcer un mot , Céleste non plus. Je gardai une minute sa main dans la mienne , en la dévorant des yeux ; le général, qui se tenait à deux pas, nous regardait alternativement. Il se détourna alors, et s'approcha de la fenêtre. Je portai la main de Céleste à mes lèvres, et l'abandonnai ensuite.

— Il me semble presque que c'est un rêve , ditelle.

Je ne pus rien répondre , mais je continuai à la regarder avec ivresse. Elle était devenue si belle créature ! Sa taille était parfaite , et sa physionomie avait tant d'expression, il y brillait Tant d'intelligence et de sensibilité , qu'elle semblait angélique. Ses yeux, humides de larmes, rayonnaient d'un éclat si

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