‹ Pierre Simple (volume 2)Chapitre 154 sur 250 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

ce chapitre. Un signe de tête ne fait pas plus qu'un clignement d'yeux sur un cheval aveugle.

Quand votre mère partira, ce qui, avec la bénédiction de Dieu, ne tardera guère , car elle n'a plus qu'à suivre ses facultés qui sont déjà parties, je prendrai sur moi de vendre tout ce qui est dans la maison, aii que les choses de ce monde ne servent de rien aux morts ; et je ne doute pas qu'avec le mobilier, les deux vaches, les cochons , et les récoltes sur pied, il n'y ait de quoi sauver son âme des flammes, et, par-dessus le marché, enterrer décemment son corps. Cependant, comme vous êtes l'héritier légal, et que tout doit vous revenir comme à l'aîné de la famille, je tiendrai un compte exact des recettes et des dépenses; et s'il y a un excédant des premières sur les secondes, je l'emploierai en messes, de manière à envoyer , pour ainsi dire , votre mère en poste au ciel. Si au contraire il y a insuffisance de fonds , elle restera en purgatoire jusqu'à ce qu'il vous plaise de revenir et d'y remédier. En attendant quoi, je suis avec amour votre père en Dieu,

Urtach Mac Grath.

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