‹ Pierre Simple (volume 2)Chapitre 196 sur 250 · CHAPITRE LVIir · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVIir

pie, et vous direz à M. Swinburne de prendre le cutter.

— A M. Swinburne, monsieur ! m'écriai-je; mais le brick va très probablement en venir tout à l'beure aux mains avec l'ennemi , et ses services comme canonnier seront indispensables à bord.

— Eli bien! cbargez-en M. Wilton. Qu'on batte aux cbamps. Où est INI. Webster ? Le second lieutenant était à coté de nous , et reçut ordre de remplir mes fonctions pendant mon absence.

Je sautai dans la pinasse , et m'éloignai à force de rames. Dix autres embarcations, parties de l'Acaste et des autres vaisseaux de guerre , ramaient dans la même direction ; je les rejoignis. Les cbaloupes canonnières, s'étaient formées en deux divisions , étaient alors dirigées vers différents points du convoi , et tiraient déjà sur les bâtiments qui en faisaient partie en manœuvrant pour les capturer. En une demi-bcure nous fûmes à portée de canon de celle qui fermait la marche, et qui tourna son feu contre nous ; mais le lieutenant de l'Acaste, qui commandait l'expédition, nous ordonna de faire halte une minute, nous forma en trois divisions chacune de quatre barques, et enjoignit à ces détachements de tenir tète chacun à deux bar<|ues canonnières, d'aller en conséquence nous placer prés d'un des bâtiments les plus avancés du convoi , de nous abriter autant que possible du feu en restant à son vent , et de nous tenir prêts à prendre les chaloupes à l'abordage, si elles s'avan-

oaient pour capturer quelqu'un de nos bâtiments.

Ce plan était bien combiné ; j'eus le commandement d'une division , car les premiers lieutenants de risis et du Renne étaient restés à leur bord , et après avoir demandé quelles étaient les deux chaloupes canonnières que j'avais à combattre , je me dirigeai vers elles. Sur ces entrefaites , nous remarquâmes que les deux prâmes et deux chaloupes canonnières qui étaient restés derrière nous et qui avaient canonné le cheval-de-course , s'étaient aussi séparées. Une prâme attaqua l'Acaste, les deux chaloupes canonnières firent feu sur l'Isis , et l'autre prâme engagea l'action avec le Serpent à sonnettes et le Renne. Ce dernier navire toutefois était en ligne avec nous , et à environ un demi-mille de distance , de sorte qu'il ne pouvait ni répondre eflicacementau feu, ni recevoir lui-môme beaucoup de dommage. Le Serpent à sonnettes n'en souffrit que plus ; car le feu de la prâme fut principalement dirigé sur lui. A la distance où l'ennemi avait eu soin de se placer, les canons de la frégate portaient; mais les autres vaisseaux de guerre , qui n'avaient que deux longs canons , ne pouvaient répondre au feu quavec ces deux pièces , car les caronades étaient inutiles.

L'une des prâmes était montée de dix canons, et lautre de huit. La dernière était opposée au Serpent à sonnettes , et le feu continuait très vivement, surtout entre l'Acaste et l'ennemi. Au bout d'un quart d'heure environ , j'arrivai avec ma division près de

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