‹ Pierre Simple (volume 2)Chapitre 212 sur 250 · CHAPITRE LXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXI

nation envers le capitaine Hawkins, en disant, le..., dans une conversation avec un oflicier subalterne sur le gaillard d'arrière, que le capitaine Hawkins était un espion et avait des espions sur le navire.

2" Pour avoir manqué à son devoir, en désobéissant aux ordres du capitaine Hawkins, dans la nuit du....

3° Pour avoir, le.,., mis deux chaloupes à la mer, contrairement à la défense formelle du capitaine Hawkins.

4° Pour avoir de nouveau, dans la matinée du..., manqué au respect et à la subordination envers le capitaine Hawkins, dans une conversation tenue avec le canonnier du navire, et laissé celui-ci accuser le capitaine Hawkins de lâcheté, sans en avoir fait son rapport.

5" Pour, à son arrivée sur le brick, dans la matinée du...., s'être permis^ sur le gaillard d'arrière, des expressions injurieuses à l'égard du capitaine Hawkins.

6" Pour n'avoir pas fait exécuter, dans plusieins occasions, les ordres dudit capitaine.

En outre , comme le témoignage du capitaine Hawkins était nécessaire sur deux de ces griefs, la plainte devait se poursuivre au nom du roi.

Quoique la plupart de ces chefs d'accusation fussent sans gravité, néanmoins je ne me dissimulai pas le danger que je courais. Il y en avait quelquesuns qui remontaient à plusieurs mois, parconséquent

Il une époque antérieure au renouvellement de l'équipage, et je ne pouvais retrouver les témoins qui m'étaient nécessaires. Bien plus, pour tous ceux qui ne se rapportaient pas à une date récente, comme je ne m'étais pas attendu à être traduit devant une cour martiale, il m'était très difficile de les combattre. Mais le plus sérieux de tous était le premier, et je ne savais comment y répondre. Swinburne avait évidemment fait allusion au capitaine Hawkins, quand il avait parlé de capitaines espions, et l'appeler en témoignage serait le compromettre. Toutefois, avec l'aide de Thompson, je préparai la meilleure défense qu'il me fut possible pour le jour de mon jugement.

L'avant veille de ma comparution devant la cour martiale, je reçus une lettre d'Hélène que le poids de tant de chagrins réunis paraissait avoir rendue folle. Elle me disait que mon père devait être enterré le lendemain, et que le nouveau ministre lui avait demandé quand il pourrait venir prendre possession du presbytère ; que les créanciers de mon père avaient envoyé leui's mémoires qui se montaient déjà à douze cents livres sterling , et qu'elle ne savait pas à quelle somme s'élèverait la totalité des réclamations. La succession semblait se réduire au mobilier de la maison, et ma sœur désirait savoir si elle devait payer les dettes avec l'argent placé sur les fonds publics, dont je lui avais laissé la disposition. Je lui écrivis sur-le-champ d'appliquer, s'il le

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