‹ Pierre Simple (volume 2)Chapitre 216 sur 250 · CHAPITRE LX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LX

car il paraissait jouer de malheur pour entendre ce qu'on disait sur son compte, s'il s'était i-endu au couronnement de la poupe comme on s'y rend d'ordinaire, ou s'il s'y était glissé à pas furtifs.

Le capitaine ïïawkins Ut 1) même réponse cpie !a première fois.

Vint alors le tour du cinquième clief , qui avait rapport aux expressions injurieuses dont je m'étais servi envers le capitaine Hawkins, quand j'avais rejoint le brick à Carlskrone. Les témoins qu'on entendit à ma charge, furent le sergent de marine et un homme de l'équipage. Ce chef excita beaucoup d'hilarité dans 1 auditoire. Entre autres interpellations adressées au capitaine Hawkins par les membres de la cour , on lui demanda quel sens il avait attaché à ses paroles, lorsque, pendant la vente des bardes d'un otficier qu'on croyait mort dans TacCion, il avait dit : que les matelots semblaient avoir peur que ces pantalons ne les infectassent de poltronnerie.

— Sur mon honnein^, Monsieur, répondit !e capitaine Hawkins, je voulais uniquement leur donner à entendre <|u'ils craignaient que son esprit ne vint les tourmenter.

— En ce cas, M. Simple n'attachait que le même sens à sa réplique, observa ironiquement le capitaine qui avait posé la question.

Les autres chefs furent successivement examinés, mais ils n'offraient que peud'im|x>rtance. Les principaux témoins furent le sergent de mai;tne et la

lorgnette du capitaine Hawkins, qui m'avait sans cesse épié du rivage.

Ce ne fut qu'à une heure avancée de l'après-midi (ju'on en termina l'examen; le président ajourna alors la séance, pour que j'eusse à produire le lendemain mes témoins à décharge, et je retournai à bord du Serpent à sonnettes.

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