CHAPITRE LXII
der à remplir des devoirs souvent difllciles , il a suscité mille obstacles sur mes pas , chargé des officiers subalternes d'espionner ma conduite, et fait que j'ai eu tant d humiliation à subir en présence de l'équipage placé sous mes ordres, et chez qui je ne pouvais maintenir la discipline sans le concours de mon supérieur, que, si ce n'était la défaveur qui s'attacherait nécessairement à ma condamnation, je regarderais comme un des plus heureux événements de ma vie d'être destitué du poste que j'occupe sous ses ordres. Je prie maintenant l'honorable cour de permettre que, pour établir ma réputation, on lui donne lecture des pièces que je dépose sur la table. Après qu'elles eurent été lues , la cour fit retirer le public afin de délibérer sur la sentence. J'attendis une demi-hein^e en proie à la plus vive inquiétude, et je fus alors rappelé. Après l'accomplisse ment des formalités ordinaires pour la lecture des pièces, le jugement fut enfin prononcé par le président, qui, de même que tous les membres de la cour, se tint debout, le chapeau sur la tète. Après les considérants , il portait que clans l'opinion de la cour , les chefs d'accusation avaient été en partie prouvés , et qu'en conséquence le lieutenant, Pierre Simple , cessait d'appartenir au Scrpt'ut à sonnettes, mais qu'en considération de sa bonne renommée et de ses honorables seivices il serait vivement recommande- à la bienveillance des lords connnissaircs de l'Amirauté.
T. II. PIERHE SIMPLE. 26
40St PIERRE SIMPLE.