CHAPITRE LXV
je ne pus parler ; elle-même chancela et tomba> évanouie.
— C'est Hélène ! s'écria O'Brien. Alors du même bond il sauta par-dessus moi et sur la scène , et , avant que personne ne put venir au secours de ma sœur , il l'emporta. Je le suivis, et le trouvai avec Hélène encore dans ses bras , au milieu des autres actrices qui tâchaient de la rappeler à elle. Le régisseur vint avec force excuses annoncer que la débutante était indisposée trop gravement pour continuer ; et le public , qui avait été témoin de la conduite dO'Brien et de la mienne , se contenta du drame de la vie réelle qui s'était passé sous ses yeux. Son rôle fut rempli par une de ses ca^xiarades, mais on écouta peu la pièce , car chacun chercha plutôt à s'expliquer l'événement extraordinaire qui venait d'avoir lieu. Pendant ce temps-là , Hélène fut portée dans une voiture de place par O'Brien et moi , et nous retournâmes à l'hôtel où nous ne tardâmes guère à être rejoints par le général et par Céleste.