CHAPITRE LXV ET DERNIER
Ce D'est jamais par ondée, mais à verse, que plcuvont les nofuvellcs, bonnes ou mauvaises. — Je réussis en tout cl à tout , femme, titre; domaine, — et « tout ce qui finit bien est bien. »
Je passe les scènes qui suivirent, et je laisse ma sœur conter elle-même son histoire.
— Je vous ai écrit , mon cher Pierre , pour vous
dire que j'avais regardé comme de mon devoir de payer toutes les dettes de notre père avec votre argent, et qu'il ne me restait plus que soixante livres sterling après avoir satisfait à chaque réclamation; je vous priais en même temps de venir me trouver le plus tôt possible, afin que vous m'aidassiez de vos conseils relativement au parti que j'aurais à prendre pour l'avenir.
— Votre lettre m'est parvenue, chère Hélène, et j'allais voler auprès de vous, lorsque... mais, n'importe! je vous filerai ensuite mon câble.
— Jour sur jour, j'attendis avec anxiété une réponse de vous; n'en recevant pas, j'écrivis alors aux officiers du brick pour savoir s'il vous était arrivé quelque accident. Le chirurgien, qui seul me répondit, m'informa que vous étiez partie de Portsmouth pour vous rendre près de moi, et que depuis on n'avait pas entendu parler de vous. Imaginez mon désespoir à cette nouvelle, car je ne doutai pas qu'il ne vous fallût avoir été victime de quelque affi^eux malheur pour demeurer loin de moi dans de semblables circonstances. Le nouveau ministre était venu voir la maison, et se mettre en mesure d'y installer sa famille. Estimation avait été précédemment faite du mobilier, qu'il avait consenti à prendre, et j'en avais appliqué le prix à la liquidation des dettes de notre père. On m'avait déjà permis de rester au presbytère plus long-temps qu'il n'était d'usage, et je ne pouvais me dispenser d'en sortir; mais je n'en